Autour de la Marmite : Retour sur Devoxx

autour de la marmite

La prochaine soirée Autour de la Marmite aura lieu le jeudi 29 novembre sur Devoxx. Comme vous le savez sûrement, la plus grande conférence Java en Europe avait lieu la semaine dernière, et nous aimerions revenir avec vous sur les temps forts de cette édition : qu’est-ce qui vous a plu, qu’est-ce qui vous a déçu, qu’est-ce que vous auriez aimé voir, quel est votre coup de coeur ?

Retour sur l’Open Space NoSQL

autour de la marmite

Jeudi dernier avait lieu à l’ECE une soirée Autour de la Marmite sur le thème NoSQL : quelle base pour quel usage ?
Claude a commencé par nous rafraîchir la mémoire en nous re-présentant brièvement les différents types de base NoSQL dans une petite intro à la soirée (voir sur slideshare) à la soirée, puis les speakers ont eu cinq minutes chacun pour nous parler de la base qu’ils affectionnent le plus et des outils d’administration de celle ci.
Après ces présentations, les questions étaient nombreuses et nos participants ont pleinement profité de la possibilité de mettre en concurrence nos speakers pour obtenir toutes les réponses qu’ils souhaitaient ;)
Une heure et demie de discussion plus tard, tout le monde y voyait plus clair, le moment était donc venu pour nos participants de se répartir en plusieurs ateliers en fonction de la base qu’ils avaient envie de découvrir. L’occasion pour les speakers de leur faire quelques démos et de parler API et outils de gestions plus en détails.
Le sujet est tellement passionnant que nous n’avons malheureusement pas pu tout aborder en une soirée et nous avons donc été obligé de poursuivre la discussion lors de la 3ème mi temps :D

Quelques liens utiles pour aller plus loin avec Neo4J:

Et pour aller plus loin avec GemFire / SqlFire :

Et pour finir les photos de la session sont en ligne.

Soirée NightHacking avec Stephen Chin

En route pour Devoxx World dans quelques semaines, Stephen Chin a décidé de rencontrer les Java User Groups d’Europe chez eux, pour faire des interviews, un peu de hacking code et des sessions live.
Son voyage à moto entre les différents JUGs, le NightHacking Tour, a commencé le 29 Octobre et se terminera le 11 novembre à Anvers. Dans ce périple, Stephen Chin sera accueilli en France à Antibes le 6, Lyon le 7 et Paris le 8 Novembre.
A Paris, le Paris Jug et Duchess France organisent une soirée spéciale avec la participation des Cast Codeurs, de Code Story, et bien sûr la vôtre !
Cette soirée se déroulera sur plusieurs salles et vous pourrez choisir entre :

  • des quickies de 5 à 10mn ouverts à tous
  • une session de Code Story avec la dreamTeam habituelle
  • des sessions de live coding type Code Retreat / Code Clinic
  • l’enregistrement d’un épisode spécial des Cast Codeurs
Et bien sûr vous pourrez échanger sur ce que vous avez appris, découvert, codé à la fin de la soirée, autour d’un buffet offert par le ParisJug :) .
La soirée aura lieu le jeudi 08 novembre 2012 à partir de 19h à l’ECE. Les inscriptions ouvriront sur EventBrite à partir du 1er novembre à 7h.

ATTENTION :

  • Les inscrits à l’évènement non présents à 18h55, soit 5 min avant le début des sessions, verront leur place remise à disposition.
  • Les non inscrits à l’évènement ne pourront donc y assister que sous réserve de places disponibles sur place 5 min avant le début des sessions, soit à 18h55.

Open space NoSql

autour de la marmite

Comme nous vous l’avions annoncé dans un précédent article, nous organisons jeudi prochain une soirée Autour de la Marmite sur le thème NoSql : quelle base pour quel usage ?

Les speakers

Pour commencer avec les idées claires, Claude Falguière nous représentera rapidement les différentes bases de données NoSql et leurs implémentations puis ce sera à nos speakers de vous présenter les bases et outils d’administration qu’ils affectionnent le plus pour vous permettre d’aller plus loin sur la question :

L’open space
 
Comme toujours le reste de la soirée est à la disposition des participants : les présentations vous ont séduites mais vous avez encore quelques doutes ? Vous avez maintenant l’eau à la bouche et aimeriez bien voir quelques démo de code pour telle ou telle base ? A vous de jouer ! Proposez, votez et échangez sur les sujets qui vous intéressent ou participer à des minis ateliers avec nos speakers.
 
Pour participer
 
Pour assister à la soirée qui aura lieu le jeudi 25 octobre à partir de 19h30 à l’ECE, que nous remercions pour son accueil, il vous suffit de vous inscrire sur EventBrite.
Si vous souhaitez venir présenter une base NoSql ou des outils permettant de les gérer, il n’est pas trop tard ! Pour cela, il suffit de nous envoyer un mail à duchessfr@gmail.com avec le titre “Open Space NoSql” et de nous indiquer de quelle base vous viendrez nous parler.
 
ECE

NoSql : quelle base pour quel usage ?

autour de la marmite
Le NoSql, c’est quoi ? Un terme englobant beaucoup, beaucoup de chose … tellement qu’il reste flou pour beaucoup d’entre nous. Certes nous connaissons tous quelques unes des bases NoSql les plus populaires comme MongoDB ou Cassandra mais pour autant, savons-nous réellement laquelle est la plus appropriée pour l’usage que l’on souhaite en faire ? Entre les différents types de bases et les nombreux projets implémentés, difficile de s’y retrouver…

La soirée

Pour vous aider à y voir plus clair, c’est donc le thème que nous avons choisi pour notre session Autour de la Marmite qui aura lieu le jeudi 25 octobre à partir de 19h30 à l’ECE.

ECE

Comment la soirée va-t-elle se dérouler ?

  • Une courte présentation qui aura pour but de remettre en tête à chacun les différents types de bases (document, clé valeurs etc…) et leurs principales implémentations,
  • les participants proposent des questions dont ils aimeraient débattre ou des sujets sur lesquels ils aimeraient avoir un atelier,
  • tout le monde vote et les sujets retenus sont approfondis en discussions ou démos de code, par petits groupes.

Vous voulez nous parler d’une base NoSql ?

Vous êtes committeur, utilisateur archi convaincu ou simple fan d’une base NoSql en particulier et vous avez envie de nous aider à atteindre l’objectif de cette soirée ? Vous êtes le / la bienvenu(e) !

Pour cela, il suffit de nous envoyer un mail à duchessfr@gmail.com avec le titre “Open Space NoSql” et de nous indiquer de quelle base vous viendrez nous parler. Amenez votre machine, un environnement de développement prêt et éventuellement quelques petits exemples de code sous la main … Il y a fort à parier que les participants vous demandent d’en voir plus ;)

Comment participer ?

Comme toujours l’inscription se fera via EventBrite, une semaine environ avant l’évènement. Pour être sûr de ne pas la manquer, vous pouvez vous abonner au flux RSS du site si ce n’est pas déjà fait, nous ne manquerons pas d’annoncer l’ouverture des inscriptions ;)

Les mains dans le code avec Elastic Search

Pour cette deuxième soirée Les Mains Dans le Code de la rentrée, nous vous proposons de découvrir Elastic Search avec David Pilato et Malloum Laya.

Elastic Search : Un moteur de recherche pour votre SI

ElasticSearch

Partant de l’idée un peu folle qu’il faut utiliser un *moteur de recherche* pour faire de la *recherche*, nous allons démontrer au cours d’un atelier pratique à quel point il est simple de mettre en oeuvre le moteur de recherche Elastic Search et de l’intégrer avec votre code Java.

Ce Hands-On est fait pour vous si :

  • Vous utilisez encore des requêtes SQL pour faire des recherches,
  • Vos utilisateurs vous reprochent de ne pas pouvoir chercher sur toutes les rubriques,
  • Votre temps de réponse moyen est supérieur à la demi-seconde avec seulement quelques millions de documents,
  • Il vous faut 3 jours pour produire des statistiques sur vos données,
  • Vous rêvez d’offrir une recherche “à la google” sur les données de votre SI.

Que va-t’on faire ?

La soirée sera découpée en plusieurs petites présentations et ateliers successifs :

  • Présentation générale sur la recherche et Elasticsearch d’environ 20 minutes,
  • Préparation des exercices : installer son poste et démarrer un Elasticsearch,
  • Présentation des API Java indexation et atelier,
  • Présentation des API Java de recherche et atelier,
  • Présentation des Facettes et atelier.

S’il reste un peu de temps, nous découvrirons la réplication sur plusieurs noeuds et les principaux outils de surveillance du cluster.

Pré-requis

L’atelier ne nécessite pas de connaissances particulières hormis savoir utiliser son IDE et développer en Java.

Sur votre poste de travail, il faut avoir :

  • JDK 1.6,
  • Maven 3.x,
  • GIT (éventuellement mais pas indispensable),
  • Un IDE est préférable ;-) .

Lors de la soirée, vous pourrez récupérer un package prêt à l’emploi pour Elasticsearch, mais vous pouvez déjà le télécharger ici.

David Pilato et Malloum Laya

Les intervenants

David Pilato est développeur senior, chef de projet et futur directeur technique chez IDEO Technologies, avec un intérêt tout particulier pour le monde NoSQL et en particulier le moteur de recherche Elasticsearch, dont il anime la communauté française. Fidèle du Paris JUG, il a donné une conférence sur le sujet lors de la première édition de Devoxx France en avril 2012.

Il a implémenté un certain nombre de plugins pour l’écosystème Elasticsearch (Rivers RSS, FileSystem et DropBox, Factories Spring) et il a également implémenté Elasticsearch pour plusieurs projets, dont une importante administration française.

Vous pouvez le suivre sur Twitter : @dadoonet et @ElasticsearchFR mais aussi sur Github.

Malloum Laya est architecte, chef de projet et développeur senior avec un intérêt pour l’écosystème NoSQL (BigCouch, CouchDB, CouchBase and MongoDB). Pour une administration française, il gère un projet manipulant plus de 100 millions de documents, répondant ainsi au besoin croissant en terme de gestion “Big Data”.

Vous pouvez le suivre sur Twitter : @TheMalloum et sur Github.

David et Malloum ont également créé cet été le projet open-source ScrutMyDocs basé sur Elasticsearch qui permet de disposer d’un moteur de recherche “à la google” des documents de vos disques durs.

La soirée

La soirée aura lieu mercredi 19 septembre à partir de 19h30 chez Xebia, que nous remercions pour son accueil et pour le buffet qui nous permettra de reprendre des forces durant la soirée ;)

Xebia

Le nombre de place est limité, alors n’oubliez pas de vous inscrire dès à présent sur Eventbrite.

C’est la rentrée !

… et pour bien reprendre le rythme, Duchess vous a préparé un calendrier aux petits oignons ! Dès la première semaine de septembre, les soirées les Mains dans le Code reprennent, et dès la troisième ce sera au tour des soirées Autour de la Marmite, avec le programme suivant :

  • 6 septembre – Les Mains dans le Code : Serious Game avec Luc Bizeul et Pascal Moreno,
  • 19 septembre – les Mains dans le Code : Elastic Search avec David Pilato et Malloum Laya,
  • 27 septembre – Autour de la Marmite (sujet à confirmer)
Alors tous à vos agendas,
nous vous attendons nombreux et nombreuses !

Et pour être sûrs de ne manquer aucune soirée, vous pouvez toujours :

USI 2012 – Interview de Sandrine Olivencia

Retours de l’USI 2012 toujours avec cette fois l’interview de Sandrine Olivencia. Sandrine, dont je vous ai déjà parlé ici, a présenté une session intitulée “Résoudre des problèmes IT avec le lean”, session que vous pouvez également revoir en ligne.Audrey : Peux-tu te présenter ? Quel est ton parcours professionnel et ta mission actuelle chez Operae Partners ?

Sandrine : J’ai 25 ans de carrière dont 18 ans dans l’IT avec un parcours typique de développement : je code, je développe, je manage et j’essaye de trouver des approches innovantes.

J’ai vécu 15 ans aux Etats Unis, où j’ai obtenu mon diplôme en informatique et où j’ai découvert l’agile dans la Silicon Valley, au coeur de l’IT et du High Tech : consultante pendant très longtemps, j’étais spécialisée dans l’intervention dans des cellules de crise sur des projets qui allaient mal.

A mon retour en France, j’ai cherché à rencontrer la communauté agile française et j’ai découvert l’équipe d’Agile France, que j’ai tout de suite souhaité rejoindre.

Aujourd’hui je suis coach Lean chez Operae Partners depuis 3 ans : j’interviens sur des projets de tous types et de toutes tailles : de la production informatique, du développement mais aussi du contrôle de gestion, des centres d’appels, des équipes comptables, bref … partout où je peux continuer à apprendre et comprendre comment ça marche !

Je suis également organisatrice du Lean IT Summit qui aura lieu les 22 et 23 novembre prochain.

Audrey : Quand et comment as-tu découvert le lean ? Quel a été le déclencheur qui t’a poussé à devenir coach Lean ?

Sandrine : Avant de découvrir le Lean, j’ai découvert l’Agile il y a dix ans, sur un projet où j’intervenais en tant qu’expert technique pour rattraper certains problèmes avec une équipe de 20 à 25 personnes qui pratiquait déjà l’agile.

A l’époque, le Waterfall était la règle et je commençais à me dire que j’avais choisi le mauvais métier. Or, lorsque je suis rentrée chez moi, après ma première journée avec cette équipe agile, je me suis dit que j’avais enfin découvert quelque chose qui valait le coup d’être vécu !

Toutes les parties prenantes du projet étaient présentes aux stands up meetings, du “product owner”, aux développeurs et testeurs. Pourtant, ces meetings ne duraient pas plus de 30 mn ! J’appréciais cet aspect cérémonieux, réglé et efficace : l’équipe avançait et le projet a finalement été sauvé au bout de 3 mois, après des mois d’échec.

De retour en France, j’ai managé pendant plusieurs années une équipe offshore / inshore dans une grande banque française où j’ai continué à vouloir innover en faisant de l’agile avec l’équipe indienne, de manière itérative : stand up meeting au téléphone, pair programming en ligne, etc … Nous avions réussi à mettre en place quelque chose qui fonctionnait et à continuer à satisfaire nos clients. Mais ce n’était pas sans fournir des efforts supplémentaires, et il restait malgré tout des points que nous n’arrivions pas à améliorer, la distance n’aidant pas.

La DSI ayant eu vent du succès de l’équipe indienne, elle m’a invitée à faire une présentation aux dirigeants, au cours de laquelle j’ai rencontré Marie-Pia Ignace, experte Lean et directrice d’Operae Partners aujourd’hui. C’est elle qui m’a fait remarquer le lien entre ce que je faisais et le lean : on parlait à nos client, on misait sur la qualité, on testait, on expérimentait, on regardait ce qui avait marché, ce qui ne marchait pas…

J’avais lu et adoré le livre de Goldratt, The Goal : A process of Ongoing Improvement, où il est notamment question de flux, de goulet d’étranglement et d’amélioration. De fil en aiguille, je suis arrivé jusqu’au lean, au travers notamment du livre de Michael Ballé, The Gold Mine ». Mais comme dit Michael lui-même, le lean ça ne se lit pas, ça se pratique … de même qu’essayer seul c’est une chose, mais essayer en étant coaché en est une autre !

Lorsque Marie-Pia a monté Operae Partners et m’a invitée à la rejoindre, j’ai hésité car je n’avais pas envie de laisser mon équipe, car il y avait des difficultés qui n’étaient pas résolues et qui ne pouvaient l’être sans accompagnement : il arrive toujours un moment où nous avons besoin de quelqu’un qui sait où mettre la croix, c’est ce qui est intéressant dans l’accompagnement. Et c’est la raison pour laquelle je me suis lancée dans cette aventure lean, avec l’envie d’être coaché par les meilleurs. Dans une entreprise classique, avec des processus rigides, une équipe agile sans soutien managerial ne peut atteindre ses objectifs complètement. J’en avais assez des initiatives qui n’allaient pas jusqu’au bout, et j’avais envie de comprendre pourquoi ça ne marchait pas, d’où l’envie de tout quitter pour devenir coach lean.

Audrey : Lean vs Scrum vs Kanban … la question que l’on doit te poser tout le temps. L’une des trois approches surpasse-t-elle réellement les autres ou pas selon toi ?

Sandrine : J’apprécie les gens qui essaient de nouvelles choses pour améliorer la vie au travail des collaborateurs et la satisfaction de leur client. Mais de ma propre expérience, en Scrum ou en Kanban, c’est souvent l’équipe qui donne le rythme, pas le client.

On donne à l’équipe une boite à outils pour driver tout, mais celle-ci ne solutionnera jamais tout. Elle peut aider à visualiser les goulets d’étranglement et autres problèmes, ce qui est déjà très bien, mais elle ne permet pas d’aller jusqu’au bout du raisonnement : comprendre pourquoi ils existent, comment les résoudre et les éliminer pour de bon.

C’est ce que j’aime dans le Lean : c’est à la fois une approche personnelle qui ne nécessite pas grand chose pour commencer et une méthode rigoureuse qui touche tout le monde dans l’entreprise, y compris les managers. La méthode lean permet aux personnes de l’entreprise d’éliminer les problèmes et de s’assurer qu’ils ne reviennent pas de façon à obtenir des gains durables, tant sur la qualité de vie que sur le niveau de performance des équipes.

Ça ressemble d’ailleurs beaucoup au refactoring dans le code : on revient sur un problème, on ajuste et on retourne sur une bonne base, sans repartir de zéro !

Une des grosses différences avec l’agile est que le lean engage tout le monde dans l’entreprise et touche tous les niveaux. Les managers apprennent à revenir sur le terrain afin de comprendre ce que font les équipes, à poser des questions de challenge et à découvrir les problèmes auxquels les équipes sont confrontées. Ceci entraîne souvent des remises en cause de certaines décisions manageriales mais permet, aussi et surtout, de prendre les bonnes décisions en conséquence. Les équipes, quant à elles, développent une certaine autonomie dans l’organisation de leur travail, dans la mesure de leur performance et dans la résolution de leurs problèmes au quotidien. Ceci leur permet de retrouver une certaine sérénité dans leur travail. De plus, on s’éloigne d’un contexte où le manager joue les « petits chefs » et donne des ordres, plutôt que de guider et soutenir ses équipes. C’est la partie « respect des personnes » du lean qui n’existe pas vraiment dans l’agile.

Le but de la méthode c’est de montrer, pas de forcer, pour que tout le monde se mettent d’accord sur les problèmes et devienne acteur de ce changement. Le Top Down ne fonctionne pas car les personnes qui prennent les décisions opérationnelles ne sont pas les « gens qui font le travail ». Alors avant de sauter à une solution qui coûte cher et qui ne résout pas forcément le problème, on va chercher à savoir où mettre les croix pour trouver celles qui vont faire toute la différence et résoudre le problème de manière rigoureuse grâce au PDCA. Et cela est à la main de l’équipe.

J’ai ainsi pu voir des sponsors qui grâce au Lean ont changé des processus, des descriptions de poste et amélioré la vie de leurs équipes en leur fournissant des nouveaux équipements plus adaptés, par exemple.

Audrey : Dans le speech de ta session, tu annonces que “les personnes deviennent autonomes dans la résolution de leurs problèmes opérationnels et elles aiment ça”. Est-ce réellement à la portée de tout le monde ?

Sandrine : Pourquoi ce problème est-il important ? Qu’est-ce que vous êtes en train de faire pour satisfaire votre client ? Qu’est-ce que vous faites pour améliorer l’entreprise ? Les conditions de travail des personnes ? Quelque soit le niveau dans l’entreprise auquel je les pose, ces questions font toujours réfléchir.

Le Lean, c’est effectivement à la portée de tout le monde car ce n’est pas un outil que l’on installe mais une démarche très personnelle de réflexion sur ses propres problèmes.

Dans un schéma classique, de type waterfall, on retrouve d’un côté des équipes (de production, de développement ou autre) qui sont là pour créer de la valeur et des managers (n+2 ou n+3, car au-dessus le lien avec les opérations est perdu) dont le rôle est de distribuer le travail et de donner les solutions quand il y a crise.

Or les piliers de la méthodologie sont : l’amélioration continue par la résolution de problème et le respect des personnes. Un des objectifs étant l’amélioration des conditions de travail (la sécurité, l’ergonomie, etc) et de la satisfaction des personnes dans leur métier. Cela passe notamment par la prise de conscience de chaque membre de l’équipe qu’il a le droit de réfléchir et d’expérimenter ses propres solutions au travail. C’est redonner aux personnes l’envie de se battre pour réussir. C’est cela le Lean, et c’est pourquoi c’est accessible à tous.

9 fois sur 10 les gens sont contents. Je dis bien 9 fois sur 10, parce que c’est dur : on pose des questions qui dérangent, on amène un gros changement culturel, tout le monde transpire ! Mais la méthode lean permet de passer toutes ces étapes avec une efficacité certaine. On le voit d’ailleurs dans les enquêtes de satisfaction des salariés : ceux qui ont fait du lean mettent plusieurs points en plus.

USI 2012 – Interview de Meriem Berkane

Meriem BerkaneNous continuons cette semaine notre retour sur l’USI 2012 avec l’interview de Meriem Berkane. Meriem a co-présenté avec Antoine de Kerviler, DSI de Corsairfly, une session intitulée : Des tablettes dans l’avion, gadget ou réelle évolution ? que vous pouvez d’ailleurs revoir en ligne.

Audrey : Peux tu te présenter ? Quel est ton parcours professionnel et ta mission actuelle chez Octo Technology ?

Meriem : Meriem Berkane, consultante chez Octo Technology depuis 2007, dans le secteur des médias, internet et loisirs.

Pendant les 5 années passées chez Octo, j’ai effectué des missions diverses : Développement agile, mise en place de bonnes pratiques de développement, etc. Et ce, dans plusieurs technologies : Java/JEE, .Net et récemment de la mobilité et du Web mobile sur la plateforme iOS.

Depuis Septembre 2011, j’accompagne Corsair dans son changement stratégique, à savoir la dématérialisation de ses documents et de ses rapports de vol à bord de ses appareils.

Audrey : Y a t’il des différences majeures entre la création d’application pour un SI traditionnel et un SI mobile ? Si oui, quelles sont-elles ?

Meriem : Dématérialiser la saisie et le traitement de documents et de rapports n’est pas une problématique nouvelle. Bien au contraire, cela a été fait et éprouvé dans bien des organisations et dans bien des domaines, notamment la banque.

La particularité du SI Corsair tient du fait qu’il s’agisse d’une compagnie aérienne. Nos utilisateurs sont, entre-autres, des personnels navigants. Ils sont par définition nomades et ont comme lieu de travail l’avion. Cela veut dire : l’indisponibilité du réseau Internet pendant le vol et parfois au sol, un contact constant avec des clients, une luminosité parfois réduite, des turbulences, et surtout, et avant tout, un vol à assurer! Tous ces éléments sont à prendre en compte quand on dématérialise des documents liés aux vols. C’est la raison pour laquelle une telle dématérialisation n’était pas envisageable avant l’avènement des tablettes mobiles.

Le SI fournit des applications mobiles à ces utilisateurs pour les accompagner pendant leur vol et leur permettre de saisir leurs rapports. Elles sont donc connectées au reste du SI Corsair par des services. Elles fonctionnent également en offline, pour permettre une autonomie aux utilisateurs dans l’avion et dans les destinations n’ayant pas une couverture réseau (Madagascar par exemple).

Par ailleurs, la dotation de tablettes aux personnels navigant apporte des problématiques nouvelles. Protection des données personnelles et d’entreprise, déploiement d’applications à distance, suivi des versions, etc. C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place un outil de MDM (Mobile Device Management).

Audrey : Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées lors de la mise en place du SI mobile de CorsairFly ?

Meriem : Certaines difficultés ne sont pas spécifiques à l’aspect mobile, mais liées à la dématérialisation. Quand on dématérialise des processus métier, on optimise certes la fluidité et le traitement de l’information, mais on rend le processus de traitement plus rigide. Nous avons donc eu du travail d’accompagnement des utilisateurs dans les nouveaux processus métier.

Un de nos plus gros enjeux aujourd’hui se situe autour du BYOD (Bring Your Own Device). Beaucoup de nos utilisateurs avaient déjà un iPad ou comptent en acquérir un pour leur utilisation personnelle. La protection des données personnelles et d’entreprise, la sécurisation des iPads mais tout en gardant en vue l’utilisabilité et la simplicité pour nos utilisateurs composent nos enjeux d’aujourd’hui.

Audrey : Pour toi cette évolution vers un usage nomade du SI qui a lieu actuellement dans le milieu de l’aérien est elle appelée à se propager à tous les domaines de la vie d’entreprise ? De quelle manière cette transformation affectera-t-elle notre vie de développeur ?

Meriem : Les terminaux mobiles utilisables ont radicalement changé les usages. 50% des accès internet sont faits depuis un terminal mobile aujourd’hui. Nous sommes libérés d’une contrainte, qui est de devoir rester assis sur un bureau et d’avoir un ordinateur pour transmettre ou recevoir de l’information.

Même si le monde de l’entreprise suit plus lentement cette tendance, je pense que les enjeux de la DSI seront de plus en plus liés à l’aspect mobile des utilisateurs et des équipes. Je vous renvoie vers la session USI de Ludovic Cinquin qui s’intitule : Les nouvelles tendances technologiques qui changent les DSI.

Ce que ça change pour nous développeurs? Cela demande de l’organisation, de la rigueur et de l’outillage.

Les utilisateurs mobiles ne sont pas facilement accessibles. Nous, développeurs, devons comprendre le besoin de nos utilisateurs et avons besoin de les observer travailler pour mieux les appréhender. Pour cela, le GEMBA ou le terrain (au sens Lean management du terme) est notre meilleur allié. Une anecdote intéressante à ce sujet : pendant un vol d’observation, j’ai testé la première version d’une application à destination du personnel navigant qui visait à dématérialiser les rapports faits lors d’un vol. Le vol était de nuit, et les passagers étaient endormis. En testant l’application, je me suis rendu compte de l’effet gênant pour les passagers qu’avait le fond clair de l’application, et je l’ai remplacé dès l’itération suivante par un fond foncé. Une telle observation ne peut être faite que sur le terrain, et nulle part ailleurs!

Aller sur le terrain et tester souvent ce que l’on développe implique de livrer souvent (toutes les deux semaines dans notre cas). Livrer souvent à une population nomade, sans lui imposer des nouvelles contraintes implique d’être outillé.  Intégration continue, déploiement continu (outils de Mobile Device Management ou des stores privés comme Appaloosa-store.com), suivi des déploiements etc., sont des outils sur lesquels on doit s’appuyer pour atteindre nos utilisateurs sans leur imposer plus de contraintes.

Enfin, les technologies Web et hybrides sont les technologies de l’avenir. Ce sont les technologies qui s’adaptent à la mouvance que l’on est en train de vivre. Nous développeurs devons nous intéresser en permanence aux enjeux du développement Web, mobile et hybride et notamment les performances (cf. la session de Joshua Bixbie autour des performances Web mobile)