Ludwine Probst

Les portraits

Nous continuons notre série d’interview avec le portrait de Ludwine Probst, Data Engineer, speakeuse et membre très active de la team Duchess France.

Elle avait notamment expliqué ses motivations pour le métier de développeur dans le magazine féminin madmoizelle en 2013.

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je suis Ludwine Probst, 30 ans, développeuse principalement en Java après avoir obtenu Master Recherche en Maths en 2010. Depuis Septembre, je travaille comme Data Engineer pour la start-up Cityzen Data à Brest. Dans la pratique, j’imagine des méthodes et outils d’analyse de données qui proviennent de capteurs / objets connectés. Cela inclut du Machine Learning et du traitement temps réel sur de gros volumes de données. Je suis très contente car je code mais dans une atmosphère de mathématiques, et avec l’équipe, nous construisons ce projet ensemble en apportant chacun notre touche personnelle et créativité. C’est pile ce que je recherchais.

Peux-tu nous expliquer ce qu’est le trophée Excellencia ?

Le Trophée Excellencia était organisé par les femmes du numérique et Epitha. J’ai proposé ma candidature dans la catégorie “Femme high-tech investie dans une association sociale ou humanitaire” en avril dernier pour mon investissement dans Duchess France. Lors de la remise du prix le 30 Septembre j’ai remporté le trophée, une vraie surprise. Et je suis très heureuse parce que ce prix va aider Duchess France a avoir plus de visibilité et donner de la portée à nos actions et messages en dehors de notre cercle actuel.

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Trophée Excellencia – Photo Olivier Ezratty

Faire émerger des rôles modèles féminin dans l’IT est très important pour toi. D’ailleurs, tu n’hésites pas à présenter dans les communautés qu’elles soient techniques ou non. Pourquoi ? Quelle est ta plus grande réalisation cette année ?

Je pense que les rôles modèles sont importants pour moi parce qu’ils m’ont aidé et m’aide encore aujourd’hui à avancer. Mon premier rôle modèle fût ma prof de maths de prépa : c’est en partie grâce à elle si j’ai continué dans les Maths. Et ensuite dans l’informatique, il y a 2 ans et demi j’ai rencontré Mathilde, véritable souffle d’inspiration et prise de risque pour moi. C’est elle qui m’a encouragée à faire des talks et m’a fait confiance pour m’investir dans Duchess France. Aujourd’hui je continue à m’impliquer dans l’association pour donner plus de portée à nos actions, et essayer d’avoir un véritable impact. Il me semble important d’avoir une représentation de femmes développeuses épanouies dans leur métier, et c’est ce que je veux mettre en avant avec Duchess France.

Pour ma part, je ne sais pas si je suis un rôle modèle. Mais si mon énergie et ma motivation donne envie à d’autres de se lancer, j’en suis très contente ! Pour moi c’est l’un des but de Duchess France : montrer que c’est possible et créer une dynamique autour des métiers techniques auprès des femmes.

Quant à ma plus grande réalisation cette année, beaucoup de choses se sont passés pour moi : un super voyage à New York, un nouveau job et enfin ma première présentation en anglais à Devoxx Anvers.

Tu as aussi fait des talks techniques sur Spark, avec en particularité d’avoir dessiné à la main la pluplart de tes slides. Peux-tu présenter rapidement de quoi tu parles ? Comment t’es tu préparée ? As-tu rencontré des difficultés ?

J’ai fait une introduction sur Spark en présentant les points fort de cet outil, son écosytème et en quoi il est pertinent sur des traitements itératifs (que l’on retrouve beaucoup dans le Machine Learning).

Pour la préparation j’y suis allée progressivement : première step 10min aux Human Talks, puis 20 min à Scala IO et FinistJUG et enfin 25 min à Devoxx Anvers en anglais. Ce n’est pas exceptionnel mais le plus dur pour moi a été de dépasser mon blocage en anglais. Pour cela j’ai commencé des cours en septembre et j’ai fait une répétition de mon talk avec ma prof d’anglais juste avant mon départ pour Devoxx. Et puis j’ai été particulièrement bien entourée par mes collègues de Cityzen Data et les Duchesses pour répéter mon talk et relire mes slides.

Concernant les dessins dans mes slides, j’ai pris beaucoup de plaisir à les faire et à réfléchir aux shémas qui pourraient au mieux représenter les idées que je voulais mettre en avant. J’ai une BD en cours sur une techno que j’espère finir prochainement.

Toutes mes présentations sont sur speakerdeck.

Tu as déménagé sur Brest, comment est l’écosystème là-bas ? A quel événement vas tu ?

Oui je vis principalement à Brest depuis fin août pour mon nouveau job et la communauté informatique y est bien présente ! Je les ai rejoint avec plaisir et j’espère pouvoir très prochainement organiser des events Duchess. J’ai rencontré une autre développeuse motivée, Stéphanie, et une rencontre est prévue avec des étudiantes d’écoles d’ingénieur. A suivre donc…

 FinistJUG

Côté communautés, il y a le FinistJUG qui organise un event chaque mois et ouvert à toutes les technos et un GDGFinist pour découvrir les technos Google. La prochaine soirée sera un barcamp le 10 décembre. Il y a aussi la cantine numérique de Brest qui nous accueille pour nos événements, et organise par exemple une seconde édition du Startup Weekend Brest fin janvier.

logoCantineBrestFondClair

Enfin le Fablab de Brest qui met notamment à disposition des imprimantes 3D ou découpeuses laser.

Merci Ludwine !

N’hésitez pas à la suivre sur le blog Duchess ou sur son twitter.

Blandine Bourgois est développeuse Java chez un éditeur de logiciel. Elle est membre du programme Nao développeur depuis 2012. Marseillaise depuis peu, elle espère rencontrer d’autres développeuses pour organiser des soirées ou participer à des projets/hackathon/concours de dev dans le sud…

Blandine Bourgois est développeuse Java chez un éditeur de logiciel. Elle est membre du programme Nao développeur depuis 2012. Marseillaise depuis peu, elle espère rencontrer d’autres développeuses pour organiser des soirées ou participer à des projets/hackathon/concours de dev dans le sud…