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Appelez mon agent•e !

Mur rempli de stickers avec une femme sur une echelle qui pose le sticker "Help"

Crédits: https://pixabay.com/photos/stickies-post-it-note-business-2852375/

Cela fait maintenant quelques temps que je travaille dans la tech. Comme beaucoup de femmes dans la tech depuis un certain temps, j’ai connu des situations sexistes. J’ai connu des menaces verbales et physiques. J’ai aussi connu des situations où l’employeur essayait de faire appliquer des clauses de contrat illégales ou tentait de demander des choses illégales, que ce soit par ignorance, par intérêt ou par praticité.

Dans une entreprise, lors de ce genre de problème, il est normal de contacter la direction des ressources humaines pour tenter de le résoudre. Il m’a fallu un peu de temps pour me rendre compte que le système était biaisé et que les dés étaient pipés dès le départ. Le personnel des Ressources Humaines est payé par l’entreprise. Ils ne sont pas de notre côté, mais de celui de l’entreprise. Parfois, cela coïncide, souvent, c’est différent. En cas de conflit, l’entreprise souhaite que le problème leur coûte le moins cher possible, ce qui signifie souvent pour eux d’essayer de savoir jusqu’où vous êtes prêt•e à aller. Ensuite, l’entreprise pèse le pour et le contre et c’est souvent au désavantage du•e la plaignant•e.

Me battre pour être respectée par tous mes collègues masculins est un combat fatiguant et perdu d’avance. La majorité des hommes sont des gens biens, mais il y a une minorité qui posera toujours problème, que ce soit volontaire ou non. Donc, je rêve d’avoir une personne à mes côtés qui ait mes intérêts à cœur. Normalement, ce rôle devrait être pris par un•e avocat•e du droit du travail, mais je ne peux pas appeler mon avocat•e à chaque petit souci! Je pourrai aussi contacter les syndicats, mais là encore, je ne suis pas sûre d’avoir en face de moi quelqu’un qui comprenne et/ou s’intéresse vraiment à mes problèmes.

C’est en regardant la série “dix pour cent” que la solution m’est venue: je veux un•e agent•e!

L’autre avantage d’un•e agent•e, c’est que cette personne gère aussi la carrière en ayant une vision à long terme et les négociations de salaires. Les femmes sont moins souvent promues et moins souvent augmentées que les hommes (c’est un fait et c’est assez ironique qu’on en mette trop souvent la faute sur les femmes en disant qu’elles n’osent pas assez demander), un•e agent•e gérerait aussi cette problématique et permettrait peut-être que moins de femmes quittent la tech, dégoûtées des injustices répétées subies.

Donc quelles seraient les tâches de cet•te agent•e?

  • Gestion des différentes opportunités (oui, je croule sous les offres d’emploi, il faut faire le tri entre les recruteur•se•s/robots qui ciblent mal et les vraies offres intéressantes), y compris les opportunités en interne
  • Pilotage à long terme de ma carrière en adéquation avec mes goûts et une certaine projection de ce que l’avenir nous réserve (sachant que mes goûts évoluent)
  • Négociation de salaire, des conditions de travail et des différents bonus
  • Accompagnement lors des situations sexistes pour ne plus être seule face aux RH
  • Gestion des litiges liés au droit du travail

Je ne pense pas que cela constitue un poste à temps plein. Je reste en moyenne un an et demi dans un poste et 2 ans dans une entreprise, avec des disparités assez importantes et, contrairement à un•e sportif•ve de haut niveau, ma carrière ne s’arrêtera pas avant l’âge légal de la retraite. Je pense qu’il s’agit d’une charge de travail de l’ordre de 2-3 jours par mois. Par contre, je connais plein d’autres membres de la communauté Duchess qui rêvent elles aussi d’un•e allié•e pour gérer leur carrière. Pour ce qui est de la rémunération, je pensais à un pourcentage sur mon salaire, je gagne déjà très bien ma vie, mais un•e agent•e permettrait “d’optimiser” encore cette rémunération.

Des volontaires ? Contactez moi sur Twitter !

Mail inapproprié : partage d’expérience

Il était une fois, une péripétie de la vie d’une femme dans l’IT. J’ai reçu il y a quelques mois un « mail inapproprié » d’un collègue. Voici donc un petit retour d’expérience sur ce genre de situation.

Note de la Core Team Duchess: La personne qui a écrit ce blog a souhaité le faire de façon anonyme, nous nous sommes attachées à retirer les éléments permettant d’identifier d’une façon ou d’une autre la personne. Si vous pensez reconnaître la personne nous vous seront reconnaissantes de garder cette information pour vous.

Le contexte

Je travaille dans une petite entreprise (12 personnes) en full remote. Parfois, j’ai des déplacements chez des clients, mais souvent je travaille depuis chez moi. J’ai plus de liens avec mes collègues que je n’en ai jamais eu car nous sommes toujours connectés sur Slack en journée et parfois même en soirée.

Je travaille sur une technologie open source et je suis très impliquée dans cette communauté. La limite entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle n’est pas stricte et il m’est arrivé de travailler tard le soir ou le week-end parce que le job me plaisait.

L’épisode

Un jour, je reçois un message Slack d’un collègue me demandant s’il pouvait m’envoyer un mail sur mon adresse perso. Je considère cette adresse personnelle comme publique étant donné que je l’utilise pour mes contributions open source. J’accepte, sans savoir vraiment à quoi m’attendre, mais comme j’ai une tendance à l’optimisme, je ne m’en fais pas.

Quelques heures plus tard, je reçois un long mail détaillant les sentiments que ce collègue a pour moi. Ce mail va jusqu’à indiquer une attirance et un désir « physiques ». Ce mail était dérangeant au point que je me suis sentie « sale » de le recevoir. Je commence par le montrer à mon mari pour savoir si c’était moi qui surréagissais ou si vraiment ce mail franchissait la ligne jaune. Il me confirme que ce mail est inapproprié.

Je veux immédiatement en parler à mon chef, mais je voudrais en parler de vive voix. Je ne me vois pas expliquer ça par téléphone. Il se trouve que c’est aussi une période de travail assez chargée. Il y a une conférence qui approche, je dois préparer ma présentation en plus de mes missions chez le client qui ne manquent pas à ce moment-là. Je décide (contre l’avis de mon conjoint) de retarder ma réponse et d’en parler à mon chef quand je le verrai.

Lorsque j’explique le problème à mon chef, c’est à l’oral de manière informelle en revenant du dîner de speakers à 23h00. De plus, avec le recul, je me suis rendue compte que je n’ai pas expliqué exactement le contenu de ce mail ni ce que j’avais ressenti à la lecture de ce mail parce que j’en avais honte. Enfin, mon chef n’a jamais lu ledit mail.

Ce mail avait été envoyé depuis une adresse personnelle vers une adresse personnelle. J’ai indiqué que j’allais régler le problème toute seule sur le plan personnel et que je demanderai de l’aide à mon chef si le collègue insistait.

Je réponds donc de manière très laconique en expliquant que ce mail me dérange, que ses sentiments ne sont pas du tout partagés et que je ne souhaite plus avoir aucun contact avec lui. Il a bien compris mon message et ne m’a plus contactée (sauf une fois, sur Slack, pour présenter ses excuses).

Un mois passe et nous voilà à la réunion annuelle de mon entreprise. C’est l’occasion pour les chefs de nous parler stratégie d’entreprise et de distribuer des nouveaux rôles. Là, j’apprends totalement médusée que ce collègue est promu responsable. C’est inacceptable pour moi. Lorsque j’en parle de manière informelle avec mon chef, il m’explique que, comme c’est un problème personnel, il ne voit pas pourquoi il prendrait cet événement en compte dans le monde professionnel.

Je comprends que mon chef n’a pas compris la gravité du truc. Après 2-3 semaines de réflexion (et de thérapie), je décide de demander une réunion physique incluant le collègue en question et mes 2 chefs. J’ajoute dans ma demande que le problème est urgent et que j’ai vraiment besoin que ce soit pris en compte rapidement.

10 jours plus tard (et uniquement parce que j’ai relancé via un autre collègue que j’ai mis au courant entre temps), le deuxième chef me contacte par téléphone. Il m’explique (alors qu’il n’a pas connaissance du contenu du mail):

·  que je surréagis
·  qu’il faut comprendre le collègue, il n’a pas les codes de la vie en société
·  que certaines femmes auraient trouvé ça flatteur
·  que c’est de ma faute car je ne mets pas assez de limite avec mes collègues
·  que cette histoire est purement personnelle et que donc la société n’a pas à intervenir

Bref, la réunion de conciliation n’aura pas lieu.

Puis, ce sont les vacances de Noël. Je prends une pause, souffle et décide de quitter l’entreprise. J’ai une certaine estime de moi et il est hors de question que je reste dans une entreprise qui préfère protéger un élément qui a fait une erreur plutôt que la victime.

Mes erreurs

Le délai de réaction

J’ai fait pas mal d’erreurs dans la gestion de cette affaire et la plus grosse est de n’avoir pas réagi immédiatement. J’ai fait comme si cette histoire ne m’affectait pas (arrivant presque à me convaincre que c’était le cas). Je suis même allée chez un client avec ce collègue comme si de rien n’était.

Aujourd’hui je sais qu’un tel mail nécessite une prise en charge dans les 48h maximum. De cette manière, on ne pourra pas me dire « Mais maintenant, c’est trop tard pour agir ». Oui, la prescription morale pour ce genre de faits est a priori de quelques semaines/mois… :’-(

Minimiser les faits/Mal choisir son vocabulaire

Je suis très forte en méthode Coué. En minimisant les faits, j’ai aussi tenté de minimiser leur impact sur moi. Breaking news: on ne peut pas tricher avec soi-même. Le problème c’est qu’en plus de me sentir « sale » à la lecture de ce mail, je me suis sentie ridicule de me sentir « sale ». Il faut aussi savoir accepter ses sentiments et se pardonner de les ressentir. Ça demande de se poser et de réfléchir au problème alors que comme tout problème dérangeant, on ne pense qu’à le remettre au lendemain. Quand je dis qu’il faut une réponse dans les 48 heures, cela signifie qu’il faut réellement prendre le temps de se questionner sur ce qu’on ressent.

Au niveau du vocabulaire, j’ai minimisé les choses en utilisant les mots « déclaration d’amour » au lieu de « mail inapproprié » et ça change tout. La connotation de « déclaration d’amour » est positive, même si ladite déclaration est non sollicitée.

Enfin, dans ce genre d’affaire, je propose de systématiquement transférer le mail au chef, même si on a honte de l’avoir reçu. C’est factuel et ça permet au chef de ne pas minimiser les choses de son côté aussi.

Ne rien écrire

Grosse erreur de ma part (trop grande confiance dans le chef): je n’ai rien fait passer par écrit. J’aurais du systématiquement doubler une discussion sur le sujet d’un mail récapitulant ce qui s’est dit et les décisions prises.

Cela permet de faire en sorte que le sujet soit pris au sérieux. C’est humain, tant que ce n’est pas écrit, on n’en tient pas compte.

Officialiser la plainte

Ma communauté open source s’est dotée d’un code de conduite. Il faut porter plainte sur ce genre de fait. Systématiquement. Déjà pour qu’en cas de suite, le harcèlement puisse être caractérisé et surtout pour protéger toutes les autres femmes de tels agissements. En effet, ce n’est pas la même chose si des agissements ont lieu une fois ou plusieurs fois.

De plus, je pense que le comité utilisera cet incident pour faire de la pédagogie pour mieux expliquer où est la limite.

Il est également possible de déposer une main courante en police ou gendarmerie, pour la même raison. C’est à vous de voir si vous voulez aller sur ce chemin.

Conclusion

J’ai fait un certain nombre d’erreurs que je ne suis pas prête de commettre à nouveau (enfin, j’espère que la situation ne se représentera plus). Mes chefs ont également fait plusieurs erreurs qui ont entraîné ma démission. Mon ancien collègue a fait une énorme connerie et en est conscient.

Si vous voulez déclarer votre flamme à un·e collègue, demandez-vous comment il·elle le prendra et ne parlez/n’écrivez jamais de relations physiques (même sous-entendues ou évoquées) sans être sûr·e des sentiments du·de la collègue.

Si vous êtes chef et que vous entendez parler d’une telle situation, demandez à avoir des choses factuelles avant de vous faire un avis. Si un·e collaborateur·trice vous fait part de ces faits, c’est qu’il·elle tient à ce que vous soyez au courant pour en tenir compte. Vous devez vous reposer sur des faits.

Je garde de bonnes relations avec mon ancien chef. Il a reconnu ses erreurs de management. Je n’oublie pas qu’il m’a fait grandir professionnellement en me faisant intégrer cette communauté open source.

J’ai quitté cette société pour aller dans une autre avec des challenges tout aussi intéressants. Même si au départ, on peut trouver injuste de devoir changer de travail dans cette situation, c’est ce qui arrive dans la majorité des cas. Dans l’informatique, les offres sont foison et j’ai donc eu la chance de pouvoir rebondir sans que ma carrière en pâtisse.

Retour sur les Keynotes de Devoxx France 2022

Keynote Devoxx france 2022

Cette année, c’est l’anniversaire des 10 ans de Devoxx France ! Pour les keynotes, les thèmes abordés sont très sérieux : fracture numérique, fake news, crise écologique et même mondiale. Mais pas de panique, en tant que dev vous pouvez agir.

Keynote Devoxx france 2022
Katia Aresti et Arnaud Héritier présentent les keynotes à Devoxx France

Futurospective digitale : le futur est-il encore ce qu’il était ? Par Ludovic Cinquin

Comment sera le monde demain ? Ludovic présente 3 scénarios pour l’avenir et pour chacun les signes actuels dans la presse.

World tech compagnies

Les multinationales dominent le monde. Nous sommes captifs, nous restons dans leur écosystème et nous utilisons leurs services du soir au matin.

Vous connaissez déjà leur nom : Amazone, Google, Microsoft …

Cela est arrivé car elles ont collecté nos données et elles ont maintenant le même poids que les états.

Digital cold war

C’est un scénario très flippant. La cyber guerre mondiale va-t-elle arriver ? Ludovic met en avant les différences entre l’Europe et la Chine :

Chine :

  • Contrôle et notation de sa population.
  • Population nombreuse en chine donc plus d’ingénieurs et surtout plus de données pour entraîner des algos.
  • Craquage du code génétiques pour avoir des personnes plus intelligentes.

Europe :

  • Mise en place de GDPR sur la protection des données.
  • Refus de la reconnaissance faciale.

Digital detox

Nous n’avons qu’une planète et nous sommes tous régulés par les limites terrestres. A cause de la pénurie de matières premières, aura-t-on encore des ordinateurs demain ? Si non, alors on ne pourra pas compter sur la technologie pour résoudre les problèmes

Faudra-t-il vivre off-line, avec des intermittences énergétiques et des temps d’approvisionnement aléatoire ?

Un peu de lecture : Ludovic nous recommande un roman de Science-fiction : LA VAGUE MONTANTE de Marion Zimmer Bradley. Le personnage principal revient sur terre après une très longue absence. Il s’attend à retrouver une planète où la technologie a pris une place encore plus importante mais en fait pas du tout…

Retrouvez la vidéo Futurospective digitale : le futur est-il encore ce qu’il était ? (Ludovic Cinquin) avec tout les exemples dans la presse.

Slow.tech : il est urgent de hacker le système ! Par Frédéric Bordage

Face à l’urgence actuelle, Frédéric nous présente les concepts d’écoconception et de slow-tech.

L’écoconception est une approche pour concevoir des produits respectant les principes du développement durable et de l’environnement. Elle se base sur différent axes comme :

  • Avoir un parcours UX plus court (moins de click)
  • Trouver une solution qui n’utilise pas de numérique.

Slow-tech est composé de low tech et hight tech. Le numérique est une ressource non renouvelable. Il y a un coût écologique à la fabrication, les matériaux pour la fabrication des équipements sont limités (certaines terres rares), et au run (consommation d’énergie).

Frédéric donne l’exemple d’une application de prévision météo qui utilise des calculateurs pour faire les prévisions et dont les résultats sont transmis par sms puis dessinés sur un tableau à la craie pour restituer l’information aux utilisateurs. Un autre exemple est l’utilisation de chiens pour détecter les cancers.

Il insiste sur le fait que pour certains usages nous avons besoin des dernières technologies mais que quand cela n’est pas nécessaire, il est mieux de revenir à des solutions moins coûteuses écologiquement.

Voir la Keynote Slow.tech : il est urgent de hacker le système ! (Frédéric Bordage)

La quête d’une gouvernance collaborative du web Par Lê Nguyên Hoang

Dans cette Keynote, vous apprendrez comment sont créées les fakes news et vous découvrirez tournesol une solution alternative.

Le constat :

  • Les algorithmes de recommandation sont opaques et non auditables.
  • Les recommandations ne sont pas toujours éthiques (désinformation, incitation à la haine…)
  • Les bases d’apprentissage peuvent être biaisées. Ceux qui parlent le plus ont le plus de voix. Facebook supprime 7 milliards de faux comptes par an. Si vous utilisez une base biaisée pour entraîner vos algorithmes, cela pose problème
  • Les « mauvaises » recommandations créent des problèmes de sociétés : conflit, haine, réchauffement climatique, polémique autour des vaccins …

Ces problématiques touchent tous les pays. Les armes modernes sont très destructives et les recommandations faussées augmentent le risque de guerre mondiale.

Un peu de lecture : Pour mieux comprendre, SmartPoop, l’histoire d’une IA qui se lâche.

L’alternative : tournesol

Le projet permet d’avoir des recommandations différentes de celles de youtube pour les vidéos. Il existe un plugin chrome.

La base des recommandations est publique. Elle est alimentée par des contributeurs. On leur présente 2 vidéos différentes et ils choisissent celle qui doit être recommandée. J’ai testé et c’est très simple ; le plus long est de visionner les vidéos 🙂

Cette méthode permet de s’intéresser au jugement éthique des humains.

Pour éviter les dérives que ceux qui parlent le plus aient plus de voix tournesol n’utilise pas de moyenne mais la médiane, la vallée parabolique…

Vous retrouverez plus de détail sur les algos utilisés dans la vidéo : La quête d’une gouvernance collaborative du web (Lê Nguyên Hoang)

LesBonsclics, une plateforme pédagogique au service du 1er réseau européen d’aidants numériques. Par Thomas Vandriessche

Thomas travaille pour l’association WeTakeCare dont la vocation est de réduire la fracture numérique.

La fracture numérique désigne une personne en difficulté sur des usages de la vie de tous les jours : impôt, doctolib, réservation de train.

Les freins :

  • Manque d’équipements (mobile mais pas de pc)
  • Manque de Compétences
  • Freins psychologiques (je suis trop vieux)

La fracture numérique entraine un isolement social et ne permet pas de profiter des bénéfices du numérique comme :

  • Seconde main en ligne,
  • Plus rapide trouver un emploi,
  • Economie : Tel et banque en ligne moins chère,
  • Accès à certains services uniquement en ligne …

L’association WeTakeCare a mis en place plusieurs actions comme les acteurs accompagnant qui forment les personnes au numérique ou la création d’une plateforme pédagogique en ligne les bons clics. Ils cherchent des bénévoles : contact[at]lesbonscliccs.com

Pour plus de détails, voici la vidéo : LesBonsclics, plateforme pédagogique au service d’aidants numériques (T. Vandriessche)

Pour finir :

C’est les 10 ans de devoxx France. Je n’ai pas parlé de « la Keynote de Devoxx France 2012-2022 : 10 ans déjà ! (A.Goncalves, Z.Cadi et N.Martignole) » et des « 10 ans de Tech à travers le podcast Niptech (B.Curdy, M.Monney et B.Freydt) ». Vous les retrouverez sur la playlist avec toutes les keynotes : Devoxx France 2022 – Keynotes

Je remercie la société Meritis qui m’a offert une place pour aller à Devoxx France cette année 🙂

Retour sur Devoxx FR 2022 par Cécile HUI BON HOA

L’autrice Cécile HUI BON HOA: Consultante depuis 2008, elle accompagne des clients à concevoir et développer des solutions qui leur correspondent. Elle étoffe ses connaissances lors de chaque mission pour continuer à apprendre et évoluer dans différentes technologies.

Après une édition 2020 annulée et une édition 2021 reportée à fin septembre, DevoxxFR reprend son rythme pour ses 10 ans. Les captations sont déjà en ligne sur leur chaîne youtube, ce qui vous permettra de voir ou revoir les contenus qui vous intéressent. 

Je vous partage mes retours sur les conférences auxquelles j’ai pu assister pour vous donner un aperçu (qui n’engage que moi) un peu plus détaillé que les résumés du programme.

Université

Théorie des Categories: vous la connaissez déjà

Une université qui permet de comprendre les concepts sur lesquels se basent la programmation fonctionnelle. Une très bonne introduction pour comprendre ce qu’est une catégorie, un type, un monoïd, une fonction partielle ou totale et pour finir une monade. 

Tools-in-Action

Pourquoi vous n’attirerez et ne retiendrez pas les femmes dans vos équipes tech ! 

Très bonne présentation expliquant les difficultés des femmes dans le monde de la tech. Je ne sais pas si tou.te.s les conférencier.e.s ont vraiment joué le jeu lors des questions posées et je pense que les explications de l’habitus, du statu quo et de la résistance au changement ont dû (en tout cas je l’espère) avoir un impact sur les mentalités et les biais que nous avons. J’aurais bien aimé qu’elle donne des ressources pour aller plus loin sur le sujet ou un support à partager en entreprise pour démarrer cette conversation.

Conférences

Comprendre les enjeux de consommation de ressource et d’énergie dans le secteur numérique Une très bonne conférence qui permet de remettre dans le contexte l’impact de notre industrie dans la consommation énergétique (spoiler alerte, le run représente ~2% de la consommation).

Dans les coulisses du « Cloud » 

Une explication et vulgarisation du fonctionnement d’un data center. J’aurais aimé que la présentation aille plus dans les détails des problématiques quotidiennes au cœur de ce métier. 

Des Z’Individus et des Z’Interactions, ou l’inclusion des (neuro) atypiques dans les équipes. 

Une bonne introduction sur le sujet des neuro atypiques (TSA, TDAH, troubles dys, HPI, HPE). Si vous ne connaissez pas ces acronymes, cette conférence est faite pour vous et vous permettra de découvrir le monde des neuro atypiques. Peut-être que vous reconnaîtrez certains proches ou collègues ou vous-mêmes dans leurs caractéristiques 😅 

De OUI.sncf à SNCF Connect, 10 ans de mobile natif à Flutter 

REX très intéressant sur le développement de l’appli SNCF Connect en Flutter (la plus grosse appli EU en Flutter). Les problèmes rencontrés, des comparatifs du langage, des verbatim de membres de leurs équipes étant monté en compétences sur le projet. 

Comment j’ai aidé ma fille à lire avec le machine learning 

Vincent a créé une appli pour aider sa fille à lire comme il le fait lui-même càd en découpant chaque syllabe avec son doigt pour faciliter la prononciation. Basé sur du speech-to-text pour vérifier que l’enfant lit correctement et un retour en couleur (rouge ou vert) pour indiquer à l’enfant si la lecture est correcte. La conférence était intéressante, il a également parlé de la difficulté à avoir suffisamment de données pour entraîner son modèle et a donc créé une plateforme pour récolter des sons de voix d’enfants correspondants au phonèmes ou graphèmes de la langue française. 

Cybersécurité et générateurs de nombres aléatoires 

Une sensibilisation au choix de nos mots de passe et des outils utilisés pour les générer. La conférence était sympa et orientée novice. J’aurais voulu aller plus loin avec une présentation détaillée des alternatives au PRNG 

Développ(eur|euse) Senior avec 6 ans d’expérience, et après ? 

J’ai énormément aimé cette conférence qui explique les différents chemins de carrière possibles une fois que l’on a atteint le statut de “senior dev”. Cette conférence a montré qu’il n’y avait pas que le management comme évolution envisageable. Il y a un autre chemin, en tant que “contributeur individuel”. La notion d’impact était très intéressante également et j’irai certainement lire les ressources partagées à la fin.  

Les parsers, ou comment exploiter efficacement du texte brut 

C’était un peu la conférence que j’attendais car très curieuse du fonctionnement des parsers. J’ai trouvé que le contenu était un très bon “starter pack” des informations à avoir avant de se lancer là-dedans avec les pièges à éviter, les pistes suivant le contexte etc..  

Les lois universelles de la performance 

J’ai trouvé certains points plutôt intéressants parce que contre-intuitifs. On pourrait supposer que lorsque l’on a 4 files, le débit de traitement sera plus rapide qu’avec 1 seule et en fait non. Il y a différents moyens de vérifier et calculer tout ça. Une conférence à partager avec votre équipe SRE 😉  

En quête du Clean Code avec Sonar, 20 000 lieues sous un océan de code! 

Un partage de bonnes pratiques pour avoir un code propre et diminuer sa dette technique. J’ai trouvé que les propositions étaient surtout du bon sens (comme la plupart des bonnes pratiques). Le point intéressant était que tous leurs exemples de métriques sonar sont celles de leur projet et qu’ils sont complètement dans le “eat your own food” Je rappelle que lors de DevoxxFr il y a 8 salles avec des talks en parallèle, il faut donc faire des choix et se rendre à l’évidence que l’on ne pourra pas voir tout ce dont on a envie.

Je me suis donc déjà bookmarké :

 À la découverte des bases de données

Zero Trust : the new normal !

Ajouter de A à Z une barre de recherche dans son application

OAUTH 2.1 expliqué simplement (même si tu n’es pas dev) !

Licences open source : entre guerre de clochers et radicalité

D’un hack au datamesh, l’évolution du data engineering chez Leboncoin

Etre développeur: grandir et se développer

Data scientists vs. développeurs: des métiers (très!) différents

Vers une culture où tout le monde est responsable de l’indisponibilité  

S’affranchir de la Pyramide des Tests  

Notre cerveau est « null »! Quelques biais cognitifs appliqués au métier de dev…

Mieux maitriser TLS, OpenSSL et les certificats

 Les fonctions (récursives) décortiquées

Les Keynotes

Pour marquer les 10 ans de DevoxxFr, une petite rétrospective du chemin parcouru a été faite, ponctuée de petites anecdotes. L’équipe du podcast Niptech, nous a ensuite partagé une rétrospective tech des 10 dernières années puis c’est Frédéric Bordage, membre du collectif greenIT.fr, qui nous a partagé sa vision de l’avenir de la tech et surtout de la slow tech.


La dernière journée a démarrée avec Ludovic Cinquin qui a essayé d’imaginer les 10 prochaines années, un exercice difficile et un résultat intéressant. Puis Thomas Vandriessche nous sensibilise à la fracture numérique. Pour finir, Lê Nguyên Hoang nous parle de désinformation et de la plateforme Tournesol qui vise à créer une gouvernance collaborative de recommandation de l’information.

En conclusion

La conférence a beaucoup évolué en 10 ans. On voit de plus en plus de sujets non “tech” et plus en rapport avec la carrière ou l’environnement de travail qui sont des sujets auxquels nous donnons plus d’importance aujourd’hui. DevoxxFr c’est aussi l’occasion de revoir des amis ou de s’en faire de nouveau. De découvrir de nouvelles techno et produits. Gagner des super trucs pour les plus chanceux (pas moi donc ^^) et aussi découvrir des gens plein de talents comme Amélie Benoit qui a fait des sketchnotes comme la keynote d’ouverture Et je me devais de mentionner la présence d’une salle d’allaitement pendant l’événement, on avance !

Participation Duchess à Hacktoberfest 2021

Logo de Jenkins en version féminine

Cette année Duchess s’est lancée un nouveau défi : travailler sur la présence des femmes dans l’Open Source à travers une participation à Jenkins à l’occasion de l’événement annuel Hacktoberfest.
Un grand bravo aux contributrices ! 🥳

Interview d’Anne-Laure Gaillard

Photo de Anne-Laure Gaillard

https://www.linkedin.com/in/annelauregaillard/

Bonjour Anne-Laure, peux-tu te présenter ?


Après un doctorat en informatique puis quelques années dans le développement logiciel, je me suis spécialisée dans la qualité logicielle, notamment dans le domaine du test. Je suis partisane de la doctrine « La qualité est l’affaire de tous ». Passionnée par l’agilité, je fais partie du comité d’organisation de l’Agile Tour Bordeaux depuis 2020.
J’aime également me lancer dans des défis sportifs, j’ai traversé la Garonne à la nage et terminé deux triathlons. Le meilleur pour la fin, je suis maman de deux enfants qui m’ont appris qu’il est possible de parler Pokémon avec l’un tout en dessinant une licorne avec l’autre.

Que pensais-tu de l’Open Source, et éventuellement de Jenkins, avant de faire le hackathon ?

Durant mes études j’ai côtoyé pas mal de « Geeks et Geekettes » qui contribuaient aux distributions Linux (Gentoo et Debian). Leurs capacités techniques me semblaient plus élevées que les miennes et l’univers de l’Open Source me paraissait inaccessible. En ce qui concerne Jenkins, je suis utilisatrice (et maintenant contributrice) mais pas administratrice.

Qu’est-ce qui t’as motivée pour participer à ce hackathon ?

J’ai osé me lancer grâce aux Duchess (et surtout à Angélique, merci à elle). Le fait d’avoir le soutien et l’appui de la communauté a été ma motivation.

Que retiens-tu de cette expérience ?

D’un point de vue professionnel, j’ai perfectionné ma connaissance de Git et j’ai pu voir une partie des processus qualité des projets Open Source. Ma première Pull Request a été approuvée par… 9 personnes ! La 4ème personne a relevé une coquille. Qui pourra me dire que la revue de code n’est pas utile ?
D’un point de vue personnel, je retiens deux choses. La première, les communautés Open Source ne sont pas des communautés élitistes, “chaque contribution compte” aussi petite soit-elle, les personnes rencontrées sont très positives et bienveillantes. La seconde, s’illustre par une citation de Grace Hopper “Si c’est une bonne idée, allez-y et faites-le. Il est beaucoup plus facile de s’excuser que d’obtenir la permission”.

As-tu des choses à ajouter ?

Après Jenkins j’ai également réalisé des PRs sur d’autres projets Open Source. Le problème : avec la diversité des projets Open Source, comment choisir de répartir son temps ?

Ses contributions

https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5779
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5785
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5804
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5806
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5807
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5808

https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5822
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5823

https://github.com/mattermost/quality-assurance/pull/25
https://github.com/mattermost/quality-assurance/pull/23

https://github.com/sarequl/Netflix-Helper/pull/6

Interview de Bertha Torres

Photo de Bertha Torres

twitter: @tatoberres
linkedin: https://www.linkedin.com/in/bertha-torres-62b672209/

Bonjour Bertha, peux-tu te présenter ?

De formation littéraire et enseignante des langues pendant plus de 15 ans, c’est lors d’un déménagement dans une zone de haute montagne qu’un besoin d’explorer mes autres compétences s’est installé.
Ainsi, une formation en autodidacte suivie d’un dossier validé de financement de formation diplômante se sont enchaînées et m’ont confirmé que la vie est trop courte pour la gaspiller dans ce qui ne nous fait pas du sens.

Que pensais-tu de l’Open Source, et éventuellement de Jenkins, avant de faire le hackathon ?

La participation à l’Open Source s’est présentée dans ce processus d’exploration comme une opportunité d’apprentissage… que je pensais inaccessible bien sûr ! Je ne me voyais pas toucher au code. Mais à l’aide des Duchess France, j’ai appris à contribuer à mon niveau et à comprendre le processus de contribution. Ça me permettra, au fur et à mesure de mes apprentissages, de contribuer dans plus des domaines.

Peux tu nous raconter comment est née la version femme de Jenkins ?

Image de Jenkins en version féminine


Eh bien… Dans la vidéo de présentation pour Hacktoberfest on en parlait de l’artwork (https://www.jenkins.io/artwork/) et Angélique aussi en a parlé dans la première réunion… et c’est vrai qu’en regardant ce qu’il y a, on y voit de tous types, sauf des femmes. Donc j’ai imaginé une gouvernante, très sûre d’elle, bien efficace, une pointe maligne, scrupuleusement peignée, habillée en tailleur, qui pourrait représenter la personnalité de ce qui fait Jenkins.

As-tu des choses à ajouter ?

Cette fois-ci, j’ai pu participer avec des Pull Requests en traduction et dessin. Je recommencerai sans doute !

Ses contributions

https://github.com/jenkins-infra/jenkins.io/pull/4627
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5796
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5797
https://github.com/jenkinsci/workflow-job-plugin/pull/214
https://github.com/jenkinsci/workflow-job-plugin/pull/215
https://github.com/jenkinsci/ant-plugin/pull/78
https://github.com/jenkinsci/ant-plugin/pull/77

Interview de Pauline Iogna

twitter : @pauline_io

Bonjour Pauline, peux-tu te présenter ?


Je suis une développeuse backend Java/Scala, membre active de Duchess France

Que pensais-tu de l’Open Source, et éventuellement de Jenkins, avant de faire le hackathon ?

Je n’avais pas vraiment d’avis sur Jenkins avant de faire le hackathon. Comme beaucoup je suis utilisatrice de Jenkins mais je ne connaissais pas le code source.

Qu’est ce qui t’as motivée pour participer à ce hackathon ?

Participer au hacktoberfest. Juste apporter une contribution, même modeste sur un projet open source.

Qu’as- tu découvert à travers ce hackathon ?

Techniquement, j’ai découvert comment faire du MVC avec Apache Jelly.
J’ai aussi redécouvert le processus des contributions Open Source.
Le système du hacktoberfest est vraiment bien pensé pour on-boarder les gens qui veulent démarrer sur des projets Open Source. Avec en plus l’aide d’Angélique pour animer des sessions sur le Slack Duchess France, nous avons eu les meilleures conditions pour contribuer sur ce projet important.

Que retiens-tu de cette expérience ?

Pas si simple de contribuer sur un projet qu’on découvre, il faut un peu d’investissement et de patience. Sur Jenkins les committers sont très réactifs, les Pull Request sont revues rapidement, les feedbacks sont utiles et bienveillants.
Il y a un Jira qui répertorie les features et les bugs à traiter sur le projet. Certains tickets sont taggués “newbie” ce qui permet à ceux qui débutent de choisir des tickets faisables rapidement.

Ses contributions

https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5835
https://github.com/jenkinsci/jenkins/pull/5793

Quelques mots sur l’organisation Duchess

Le cadre était intentionnellement simple et flexible. Nous avons commencé par une réunion de lancement en ligne pour décrire un peu le contexte et plus précisément l’univers de Jenkins dont voici l’enregistrement:

Ensuite nous avons échangé principalement via le Slack Duchess de façon asynchrone sur un channel dédié, ainsi en direct avec une réunion de 30 minutes tous les vendredis.

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