Que faire si on ne veut pas devenir une princesse ?

Coup de coeur

Cette année encore dans les catalogues de jouets, vous retrouverez les pages roses pour les petites filles et les pages bleues pour les garçons. Si tu es une fille, on te proposera de devenir princesse, de t’entraîner à être belle, à materner et à t’occuper de la maison… Si tu es un garçon, on te proposera de t’identifer à tes héros, de piloter des bolides, d’avoir des jeux de constructions et pistolets … Malheureusement, il y a peu de place de princesse dans la vraie vie et les professions incarnant les « vertus dites féminines » (administration, santé, social, services à la personne) sont souvent moins bien rémunérées que les autres.

Catherine Dufour, ingénieur en informatique et auteure, a décidé de réagir avec son guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses”. Dans ce livre, elle présente des biographies de femmes passionnées par leur métier. Pour chaque profession, elle donne deux exemples : une pionnière et une femme d’aujourd’hui. Les points abordés sont le parcours, la journée type (parce que beaucoup de métiers sont méconnus), l’espérance de vie et parfois la rémunération (mais ce sujet reste tabou en France !). Par contre, il n’y a pas de photo ou pas de description physique et on ne parle pas non plus de la vie personnelle ou des maris !

Guide des metiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses
Attention, ce livre n’est pas destiné aux petits enfants. Toutes les femmes présentées n’ont pas forcément des métiers très recommandables. Il y a par exemple des mafieuses, tortionnaires ou à l’opposé des teufeuses, barfly (pilier de bar), aventurières et agents secrets. Le but est de faire réfléchir et montrer qu’il existe d’autres horizons.

Ce livre permet aussi de (re)découvrir des femmes brillantes dans leur domaine : inventeuses, mathématiciennes, prix Nobel, chirurgiennes … Comme cela la prochaine fois qu’on vous demandera de citer une femme reconnue dans un domaine technique, vous ne pourrez plus répondre : “il n’y en a pas !”.

Je vous conseille aussi de lire l’interview de Catherine sur le site l’étudiant :“On se fiche de savoir si Einstein avait de belles fesses et des enfants”

Dans cette interview, elle partage son point vu avec avec beaucoup d’humour et donne des conseils aux jeunes filles pour que cela change. Par exemple : de s’orienter vers des métiers dits masculins (c’est à dire exercé majoritairement par des hommes) car les hommes choisissent des professions rentables et rigolotes.

Quelques portraits sont disponibles sur le blog de l’auteure. Le livre est disponible dans toutes les librairies et aussi au format numérique.

Bonne lecture !

Tags : , , ,

Blandine Bourgois est développeuse full-stack, duchess et codeuse sur le robot NAO.

Commentaires

  • Étienne Charignon dit :

    Bonjour Blandine,

    Tu peux dire “autrice” pour une femme auteur. Je sais qu’on trouve aussi “auteure” mais c’est moins fort non ?

    Pour agent secret, ça devrait être agent secrète ! 🙂

    Super article !

  • Jeanne dit :

    Dommage, je pensais vraiment que ce serait un livre de métiers réels afin de donner envie à ma fille de faire ceci ou cela. S’il y a des délires du genre mafieuses, tortionnaires ou teufeuses, barfly , ça ne m’intéresse pas. Encore un livre pour faire du buz.

    • Non, ce livre veut montrer qu’à toutes les époques il y a eu des femmes dans les différents domaines : scientifique, médical, crapuleux, sport extrême … Et qu’il y en a toujours et qu’elles sont très souvent partante pour donner des conseils ou infos sur leurs métiers. Mais ce n’est pas un guide des métiers existants. Il ne contient qu’environs 50 professions sérieuses ou déjantées par manque de place.

  • Béa dit :

    A Blandine Bourgois et Etienne Charignon : utilisation du mot “auteure”
    Selon le tout récent “Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe”
    rendu public le Jeudi 5 novembre 2015 par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, vous verrez p. 35 qu’il est recommandé d’utiliser le féminin AUTEURE.
    Bonne nouvelle, l’Académie est officiellement vieux jeu 😉
    Béa

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Nom*

    Email

    Website

    dix-neuf + 12 =

    *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

    Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

    Fermer