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Retour sur les Keynotes de Devoxx France 2022

Keynote Devoxx france 2022

Cette année, c’est l’anniversaire des 10 ans de Devoxx France ! Pour les keynotes, les thèmes abordés sont très sérieux : fracture numérique, fake news, crise écologique et même mondiale. Mais pas de panique, en tant que dev vous pouvez agir.

Keynote Devoxx france 2022
Katia Aresti et Arnaud Héritier présentent les keynotes à Devoxx France

Futurospective digitale : le futur est-il encore ce qu’il était ? Par Ludovic Cinquin

Comment sera le monde demain ? Ludovic présente 3 scénarios pour l’avenir et pour chacun les signes actuels dans la presse.

World tech compagnies

Les multinationales dominent le monde. Nous sommes captifs, nous restons dans leur écosystème et nous utilisons leurs services du soir au matin.

Vous connaissez déjà leur nom : Amazone, Google, Microsoft …

Cela est arrivé car elles ont collecté nos données et elles ont maintenant le même poids que les états.

Digital cold war

C’est un scénario très flippant. La cyber guerre mondiale va-t-elle arriver ? Ludovic met en avant les différences entre l’Europe et la Chine :

Chine :

  • Contrôle et notation de sa population.
  • Population nombreuse en chine donc plus d’ingénieurs et surtout plus de données pour entraîner des algos.
  • Craquage du code génétiques pour avoir des personnes plus intelligentes.

Europe :

  • Mise en place de GDPR sur la protection des données.
  • Refus de la reconnaissance faciale.

Digital detox

Nous n’avons qu’une planète et nous sommes tous régulés par les limites terrestres. A cause de la pénurie de matières premières, aura-t-on encore des ordinateurs demain ? Si non, alors on ne pourra pas compter sur la technologie pour résoudre les problèmes

Faudra-t-il vivre off-line, avec des intermittences énergétiques et des temps d’approvisionnement aléatoire ?

Un peu de lecture : Ludovic nous recommande un roman de Science-fiction : LA VAGUE MONTANTE de Marion Zimmer Bradley. Le personnage principal revient sur terre après une très longue absence. Il s’attend à retrouver une planète où la technologie a pris une place encore plus importante mais en fait pas du tout…

Retrouvez la vidéo Futurospective digitale : le futur est-il encore ce qu’il était ? (Ludovic Cinquin) avec tout les exemples dans la presse.

Slow.tech : il est urgent de hacker le système ! Par Frédéric Bordage

Face à l’urgence actuelle, Frédéric nous présente les concepts d’écoconception et de slow-tech.

L’écoconception est une approche pour concevoir des produits respectant les principes du développement durable et de l’environnement. Elle se base sur différent axes comme :

  • Avoir un parcours UX plus court (moins de click)
  • Trouver une solution qui n’utilise pas de numérique.

Slow-tech est composé de low tech et hight tech. Le numérique est une ressource non renouvelable. Il y a un coût écologique à la fabrication, les matériaux pour la fabrication des équipements sont limités (certaines terres rares), et au run (consommation d’énergie).

Frédéric donne l’exemple d’une application de prévision météo qui utilise des calculateurs pour faire les prévisions et dont les résultats sont transmis par sms puis dessinés sur un tableau à la craie pour restituer l’information aux utilisateurs. Un autre exemple est l’utilisation de chiens pour détecter les cancers.

Il insiste sur le fait que pour certains usages nous avons besoin des dernières technologies mais que quand cela n’est pas nécessaire, il est mieux de revenir à des solutions moins coûteuses écologiquement.

Voir la Keynote Slow.tech : il est urgent de hacker le système ! (Frédéric Bordage)

La quête d’une gouvernance collaborative du web Par Lê Nguyên Hoang

Dans cette Keynote, vous apprendrez comment sont créées les fakes news et vous découvrirez tournesol une solution alternative.

Le constat :

  • Les algorithmes de recommandation sont opaques et non auditables.
  • Les recommandations ne sont pas toujours éthiques (désinformation, incitation à la haine…)
  • Les bases d’apprentissage peuvent être biaisées. Ceux qui parlent le plus ont le plus de voix. Facebook supprime 7 milliards de faux comptes par an. Si vous utilisez une base biaisée pour entraîner vos algorithmes, cela pose problème
  • Les « mauvaises » recommandations créent des problèmes de sociétés : conflit, haine, réchauffement climatique, polémique autour des vaccins …

Ces problématiques touchent tous les pays. Les armes modernes sont très destructives et les recommandations faussées augmentent le risque de guerre mondiale.

Un peu de lecture : Pour mieux comprendre, SmartPoop, l’histoire d’une IA qui se lâche.

L’alternative : tournesol

Le projet permet d’avoir des recommandations différentes de celles de youtube pour les vidéos. Il existe un plugin chrome.

La base des recommandations est publique. Elle est alimentée par des contributeurs. On leur présente 2 vidéos différentes et ils choisissent celle qui doit être recommandée. J’ai testé et c’est très simple ; le plus long est de visionner les vidéos 🙂

Cette méthode permet de s’intéresser au jugement éthique des humains.

Pour éviter les dérives que ceux qui parlent le plus aient plus de voix tournesol n’utilise pas de moyenne mais la médiane, la vallée parabolique…

Vous retrouverez plus de détail sur les algos utilisés dans la vidéo : La quête d’une gouvernance collaborative du web (Lê Nguyên Hoang)

LesBonsclics, une plateforme pédagogique au service du 1er réseau européen d’aidants numériques. Par Thomas Vandriessche

Thomas travaille pour l’association WeTakeCare dont la vocation est de réduire la fracture numérique.

La fracture numérique désigne une personne en difficulté sur des usages de la vie de tous les jours : impôt, doctolib, réservation de train.

Les freins :

  • Manque d’équipements (mobile mais pas de pc)
  • Manque de Compétences
  • Freins psychologiques (je suis trop vieux)

La fracture numérique entraine un isolement social et ne permet pas de profiter des bénéfices du numérique comme :

  • Seconde main en ligne,
  • Plus rapide trouver un emploi,
  • Economie : Tel et banque en ligne moins chère,
  • Accès à certains services uniquement en ligne …

L’association WeTakeCare a mis en place plusieurs actions comme les acteurs accompagnant qui forment les personnes au numérique ou la création d’une plateforme pédagogique en ligne les bons clics. Ils cherchent des bénévoles : contact[at]lesbonscliccs.com

Pour plus de détails, voici la vidéo : LesBonsclics, plateforme pédagogique au service d’aidants numériques (T. Vandriessche)

Pour finir :

C’est les 10 ans de devoxx France. Je n’ai pas parlé de « la Keynote de Devoxx France 2012-2022 : 10 ans déjà ! (A.Goncalves, Z.Cadi et N.Martignole) » et des « 10 ans de Tech à travers le podcast Niptech (B.Curdy, M.Monney et B.Freydt) ». Vous les retrouverez sur la playlist avec toutes les keynotes : Devoxx France 2022 – Keynotes

Je remercie la société Meritis qui m’a offert une place pour aller à Devoxx France cette année 🙂

Retour sur Devoxx France 2019

Devoxx Paris 2019

Du 17 au 19 avril avait lieu la 8ème édition de Devoxx France.

Difficile de faire un choix tant le programme était riche et varié. On s’y est mises à deux et ça nous a pris un peu de temps pour vous rendre compte de ce qu’on a vu, aimé… et moins aimé. Avec en plus une section spéciale Duchess, parce que nous on trouve que c’était vraiment les meilleures mais on manque peut-être d’objectivité ;o)

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Call 4 Papers : 2016 c’est mon année, j’envoie ma proposition !

Du 20 au 22 Avril 2016 auront lieu les incontournables conférence Devoxx France et Mix-It Lyon ! Le Call 4 Paper de l’une est déjà ouvert depuis quelques semaines et l’autre va suivre sous peu!

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Interview de Katia Aresti, développeuse, MongoDB master et coorganisatrice du workshop sur MongoDB à Devoxx France

Nous poursuivons notre série d’interviews avec une autre membre de la team Duchess France Katia. Convaincue par MongoDB, elle est MongoDB master et organisatrice du Paris MongoDB User Group. Elle animera le wokshop développeur: « viens découvrir mongoDB » à Devoxx France.

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Blandine : Peux-tu te présenter ? Quel est ton travail actuel ? Tu es MongoDB master depuis 2012, qu’est-ce que c’est ?

Katia : Je m’appelle Katia Aresti, je suis membre active de Duchess France depuis 2010. Je suis développeuse dans l’écosystème java, actuellement je code en scala aussi. Je travaille en tant que développeuse depuis 2005, d’abord chez Sopra, je suis partie pour rejoindre Xebia, pour ensuite passer freelance en été 2012.
Mon travail actuel consiste à intégrer des équipes de développement agiles, de ramener mon expérience en tant que développeuse (je suis une grande convaincue des pratiques XP) et de progresser et apprendre avec les autres.
MongoDB master est un titre que j’ai acquis en 2012 pour être “évangélisatrice” de MongoDB sans pourtant faire partie de l’entreprise MongoDB Inc. Effectivement, en 2010 j’ai participé à la création d’un projet qui utilise MongoDB, étant ainsi l’une des premières équipes françaises dans l’univers Javaiste à mettre MongoDB en production. Suite à cela et, car j’aime vraiment le produit, j’ai participé en tant que speaker à plusieurs conférences (MongoDB Days, Google Fest W etc.), workshops (Marmite Duchess, Devoxx) et j’ai commencé à coorganiser le MongoDB User Group à Paris. Ça ne veut pas dire que je suis une experte de MongoDB qui “master” la base de données à la perfection 🙂 mais surtout que je donne de la visibilité sans pourtant être payé pour.

Blandine : Comment es-tu devenue développeuse ? As-tu les mêmes motivations qu’au début ?

Katia : Je suis devenue développeuse tout simplement, car j’ai appris à l’école à programmer en Pascal à 17 ans dans le cours d’informatique. À cette époque, je ne savais pas quoi faire de ma vie “après le bac” et l’amusement du code m’a fait parvenir à la conclusion de réaliser des études d’ingénieur en informatique. Les 5 années passées à l’école n’ont fait que me confirmer que je voulais faire du code mon métier, spécifiquement en réalisant des logiciels avec des outils open source (ou en réalisant des produits open source).
Professionnellement, mes motivations restent les mêmes qu’au début : travailler pour gagner bien ma vie en faisant quelque chose qui me plaît où je ne m’ennuie pas, où je peux toujours apprendre de nouvelles choses et avoir du challenge. Pour l’instant, je trouve mon bonheur en tant que développeuse. J’ai toujours voulu être indépendante (mes parents travaillent à leur compte) donc le passage vers l’indépendance a été une évidence pour moi.

Blandine : Peux-tu nous rappeler rapidement ce qu’est MongoDB ? Y-a-t-il beaucoup de femmes dans MongoDB ?

Katia : MongoDB est une base de données NoSQL de type document (BSON), écrit en c++, open source et créée par une boîte américaine : MongoDB Inc (ex 10Gen). C’est une base de données qui a beaucoup séduit les développeurs pour sa flexibilité (pas de schéma), les drivers (presque tous les langages sont supportés), la facilité d’apprentissage, la forte culture d’open source de l’entreprise (transparence, JIRAs, releases), sa promesse de performance et scalabilité, ainsi que la communauté que la boîte a su créer (les experts qui travaillent chez mongo consacrent une partie de son temps à répondre aux questions dans les googles groups par exemple). C’est une base de données très complète qui s’avère un très bon choix pour beaucoup des uses cases où auparavant, en absence de concurrence, nous partions vers le SQL.
Concernant les femmes : En dehors des community managers, une développeuse du kernel est Kristina Chodorow qui a écrit plusieurs bouquins. L’une des évangélistes java chez MongoDB Inc est Trisha Gee. Ensuite il y a plusieurs expertes femmes reconnues comme Rose Toomey (salat) ou Charity Majors (ops). Je ne dirais pas qu’il y a beaucoup de femmes, mais ce n’est déjà pas mal pour un début.

Blandine : Tu es organisatrice du Paris MongoDB User Group. Quelle est la place de MongoDB dans les entreprises aujourd’hui ? Est-ce la base NoSQL orientée document de référence ?

Katia : MongoDB est déjà très présent au sein des entreprises, dans tous les secteurs. C’est la base de données NoSQL qui a connu le plus grand succès et une référence dans le domaine. Après il faut toujours être vigilant et ne pas vouloir utiliser Mongo juste pour le plaisir ou l’effet de mode en essayant de le faire rentrer dans des uses cases pour lesquels une autre solution (relationnelle ou pas) pourrait être plus appropriée. Dans tous les cas, c’est un produit à connaître (avec ses points forts et ses faiblesses) et à tenir en compte.

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Blandine : Tu vas animer un Hands-on sur MongoDB avec David Wursteisen et Tugdual Grall lors de Devoxx France. Peux-tu nous dire comment ça va se passer ? Est-ce pour les débutants ? Faut-il avoir des notions de SQL pour venir ? Y-a-t-il des prés requis à installer sur mon pc ?

Katia : Nous préparons un workshop de 3h pendant lequel on découvrira pas mal de fonctionnalités d’un point de vue développeur java, donc pas trop d’Ops. Nul besoin d’être un expert SQL, même si quelques notions sont toujours utiles pour apprécier et comprendre le passage de schéma relationnel vers les documents. Le workshop est donc pour les débutants. Pour des questions pratiques, venez avec un portable sur lequel vous avez au préalable installé Java 7, maven 3, git et la dernière version de MongoDB 🙂

Merci Katia !  Retrouvez-la au wokshop développeur: « viens découvrir mongoDB » mercredi 16 avril à 13h30 à Devoxx France.

Interview de Claude Falguière, développeuse, consultante Devops et Performance et membre de l’organisation Devoxx France

Nous continuons cette série d’interviews avec Claude Falguière. Membre de la team Duchess France depuis le début, elle participe aussi à de nombreux autres projets : ParisJUG, Devoxx4Kids, Devoxx France… Dans cette interview, elle vous les présentera ainsi que ces motivations. Vous pourrez aussi en apprendre plus sur le comité de sélection de Devoxx France et avoir ses conseils. Enfin, développeuse touche-à-tout, elle nous parlera aussi des hackathons, bidouilleurs, makers, robots et objets connectés qu’elle met à l’honneur dans le track Future<Devoxx> dont elle est leader à Devoxx France.

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Blandine : Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter rapidement ?

Claude : Je suis consultante chez Valtech sur les sujets Devops et Performance. Mon langage est principalement Java, mais je développe aussi en Clojure, Scala et pour la Leap Motion pour le fun. Je suis investie dans Devoxx4Kids pour mettre en place des apprentissages ludiques de l’informatique et je participe aux organisations Duchess France, ParisJUG et au comité de programme Devoxx France.

Blandine : Pourquoi es-tu dans tant d’organisations et comment fais-tu pour gérer ?

Claude : C’est un concours de circonstances et j’ai du mal à choisir. Je travaille depuis plus de 20 ans. Au bout d’un moment, on n’attend plus de toi que tu fabriques quelque chose, mais que tu expliques aux autres comment le faire, ce qui est intéressant, mais aussi que tu viennes démêler des situations inextricables, et tout ça pour hier et au moindre coût, ce qui l’est moins. J’ai choisi de rester dans le domaine technique et j’ai souvent vu des horreurs en terme de performances et de techniques de développement. On explique, on négocie, on tape sur la table, on n’est jamais vraiment satisfait du résultat même s’il est moins mauvais. Et souvent aussi, on ne voit pas le résultat. Un client m’a recontactée pour me remercier parce que les quick win avaient multiplié les performances par 10, et j’ai été très contente de savoir que j’avais été utile. Le plus souvent, on passe à autre chose et on ne sait pas si on a été utile ou pas.

Au bout d’un moment, j’avais envie de rencontrer des développeurs “normaux” qui s’intéressent à leur travail, cherchent à s’améliorer, à apprendre de nouvelles choses. Bien sûr, dans une société de conseil, on est dans un environnement assez riche, mais finalement on ne se croise pas si souvent et peu sont sur les mêmes sujets que moi. J’ai rencontré le Paris JUG via un collègue. Je n’ai pas imaginé y contribuer sur le moment. Un peu comme tout le monde, je me suis mise en position de consommateur. Au bout d’un moment, j’ai aussi commencé à proposer des présentations, écrire des posts techniques et alimenter cet écosystème sur des sujets qui me tiennent à coeur. Twitter a été déterminant aussi et la proximité d’un réseau de développeurs m’a permis de trouver rapidement des gens intéressants à suivre.

Tout ça m’a permis de voir émerger Duchess France avec l’annonce d’Ellène. Et là je me suis dit, on n’est pas nombreuses alors si je ne sors pas du bois qui le fera. Et j’ai rejoint le groupe qui a fondé Duchess France.

J’ai beaucoup contribué à Duchess, les premières années et depuis un an j’ai fait une pause pour me consacrer à la fondation de Devoxx4Kids en France avec Audrey Neveu. Le déclencheur, c’est le discours de Stephen Jenkins à Devoxx 2013. Nous, les grands enfants, on sort des conférences plein d’énergie et de motivations pour apprendre de nouvelles choses, que ce soit les grandes comme Devoxx ou Mix-IT (pardon pour les autres, il y en a trop à citer) ou les user groups. Alors pourquoi pas les enfants ? L’idée que la robotique est pour les enfants d’aujourd’hui ce qu’étaient les “sasfaipu” de notre temps a fait mouche. En tant qu’informaticiens, on pense programmation, IHM, mais on ne pense pas aborder la programmation via des objets programmables et des robots.

Devoxx4Kids pour moi c’est une suite de Duchess, d’abord parce qu’on était déjà bien rôdées pour travailler ensemble, et puis parce qu’en regardant un peu, on se rend compte qu’il y a peu d’informaticiennes parce qu’il y a peu d’étudiantes en informatique, parce que peu de lycéennes tentées par ces études et que tout ça peut se déterminer assez tôt par les jeux auxquels on est exposées et le type d’encouragement qu’on reçoit. Devoxx4Kids est pour tous, filles et garçons, mais on est attentives à ce que les filles puissent s’investir aussi dans les activités proposées.

C’est cette association qui prend la plus grande place en ce moment. On n’a pas mal bougé depuis un an pour accompagner des Devoxx4Kids en Régions dans une dizaine de villes. On vient de faire le premier Devoxx4Kids Paris. Un gros challenge, beaucoup de travail, mais aussi beaucoup de satisfactions et pas seulement la visite de Fleur Pellerin. Au passage, c’était assez étonnant de voir une personnalité politique sincèrement intéressée par les activités d’initiation à l’informatique et la robotique. L’informatique à l’école est un sujet qui préoccupe beaucoup de monde en ce moment.

Les enfants sont étonnants aussi. Sous couvert de jeux, ils fournissent finalement beaucoup d’effort pour construire une animation, un jeu, un robot et acceptent sans rechigner d’apprendre comment utiliser les outils de programmation pour réaliser leur projet. On a souvent du mal à les décrocher de l’ordinateur à la fin de l’atelier.

 

Blandine : Mais tu es aussi dans Devoxx France. Comment ça s’est passé ?

Claude : C’est Duchess qui m’a amenée à participer à l’équipe du Paris JUG. Antonio Goncalves nous a aidées à démarrer et a voulu intégrer une Duchess dans l’équipe. Au début, je cherchais ma place, car ça n’est pas simple de s’intégrer dans un groupe constitué, puis j’ai finalement remplacé Tanguy pour le son et José pour les photos.

Les deux premières années, j’ai participé à Devoxx France en tant que VIP Paris JUG. Je n’ai été impliquée qu’à la fin pour aider les participants en tant que gilet rouge et faire les photos.

A Devoxx Anvers 2013, j’ai craqué sur un certain nombre de talks Future<Devoxx>. Je suis fan de Science-Fiction, de type Hard Science, Isaac Asimov, Arthur C. Clake pour les plus connus, David Brin, Gregory Benford, Gear Bear pour les ceux qui connaissent un peu plus. Cette branche de la Science Fiction élabore depuis longtemps des scénarios autour des évolutions du réseau, de l’informatique, la robotique, la neuro-informatique, la bio-informatique, les IA, les nanotechnologies. Bien sûr qu’on peut se poser des questions sur les risques des nouvelles technologies, mais il y a aussi de formidables opportunités. Et puis, la réalité augmentée, les interfaces gestuelles, les smartglasses, c’est ludique, ça redonne envie de se mettre à programmer.

J’ai fait ma liste au Père Nöel au comité de programme de Devoxx France avec tous les talks intéressants et là ils m’ont dit “écoute, t’as qu’à venir et t’en occuper, on a besoin d’un track Future”. C’est ça le monde associatif. Si on veut que les idées se réalisent, il faut remonter les manches et se mettre au boulot.

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Blandine : Alors comment ça se passe le comité de programme ?

Claude : On est submergé de propositions. J’ai noté 531 propositions sur 702. J’admire ceux qui ont tout noté. C’est un boulot énorme.

La pire difficulté c’est qu’au bout d’un moment tout se ressemble. Beaucoup de speakers pensent avoir de meilleures chances en mettant tous les mots clé : c’est une démo DevOps d’Internet Of Things en Big Data, en Réactive programming Java 8, déployée sur NoSql dans le Cloud grâce à Docker. A la fin, on ne sait plus trop de quoi parle le talk, ou bien on ne voit pas très bien comment tout ça va tenir dans un Tools in Action de 30 min. A l’inverse, certains sujets sont terriblement obscurs au premier abord parce que le sujet est tout nouveau ou dans un domaine un peu particulier (c’est le cas souvent des sujets de chercheurs).

Heureusement, j’ai bénéficié du nouveau site de CFP avec des fonctions cousues main pour nous développées par Nicolas Martignole. Les commentaires mis par les autres membres et les discussions avec les speakers ont clarifié les sujets. La notation a permis de gagner du temps lors du choix des sujets. Choix terriblement difficile. Il y a aussi tout un jeu de contraintes, les speakers internationaux à placer, l’équilibre des sujets, l’équilibre des niveaux, il faut des sujets pointus et d’autres plus abordables, du buzz et aussi des sujets plus utilisables dans notre quotidien. Il y a beaucoup de bonnes propositions qui se sont trouvées justes au-dessous de la barre.

J’ai mieux compris l’autre côté du décor. Quand on a soumis une proposition et qu’elle n’est pas prise, on est toujours irrité. En fait, ça tient souvent à peu de choses. Si j’ai quelques conseils à donner, c’est être clair, cibler un sujet, faciliter la vie du comité en fournissant des liens sur du contenu qui sera présenté ou qui est similaire, être souple sur les formats. Le buzz n’est pas forcément gagnant à tous les coups, car il y a beaucoup de prétendants. Un bon sujet un peu original bien présenté peut sortir du lot. Et surtout, ne pas attendre le dernier jour, on a plus de temps à accorder aux premières propositions.

Blandine : Qu’allons-nous trouver dans le track Future<Devoxx> ?

Claude : Cette année, le track s’est monté en deux mois, pour une grande partie avec les contacts qu’on avait déjà. Il y a beaucoup de Raspberry Pi et d’applications domotiques. Ces sujets sont d’actualité depuis plusieurs années, ils restent dans Future<Devoxx> d’abord pour les aspects matériels qui ne sont pas trop dans le thème des autres tracks et aussi parce qu’on est dans la période où ces technologies deviennent un marché Internet Of things ce qui change un peu la donne. Il y a aussi des sujets inclassables dans les autres tracks, comme les bitcoins, un sujet devenu plus chaud depuis la sélection, la reconnaissance vocale et le Crazyflie, un nano quadcopter à monter soi même.

Il y a quand même quelques sujets plus futuristes sur les Smart Glasses, la Leap Motion, le bracelet Myo. Il commence à y avoir des applications, mais plutôt sur des jeux ou des loisirs. Le BOF interface gestuelle sera d’ailleurs consacré aux nouveaux devices basés sur la détection de mouvements. Il n’y a pas vraiment de communauté comme pour Java, Scala ou les Smart Glasses, mais c’est l’occasion de mettre ensemble des gens qui peuvent la créer. Et il y a aussi un BOF Smart Glasses qui lui est animé par la communauté.

Pour l’année prochaine, je commence à prendre des contacts avec des gens qui travaillent dans des domaines qu’on connait moins, comme les objets connectés dans les wearable et le monde médical.

Blandine : J’ai aussi vu des hackatons. De quoi s’agit-il ?

Claude : Je voulais que Future<Devoxx> soit fun. Au Breizhcamp de 2013, des démos s’étaient improvisées dans le hall autour de Laurent Huet et Nicolas Ledez. J’avais trouvé que c’était une super idée. A Devoxx France, un petit groupe est plus difficile à trouver s’il n’est pas annoncé. Par ailleurs, Oracle voulait organiser des hackatons, alors on a tout réuni.

On aura un espace dans le hall du bas jeudi et vendredi pour se retrouver, échanger sur les démos et participer à des hackatons. On n’a pas voulu que seuls ceux qui font les hackatons puissent programmer et on a aussi prévu des petits tutoriaux de prise en main sur différentes technologies. Le jeudi soir, cet espace se transformera en BOF.

Je ne suis pas seule. Laurent Huet, Jean-François Garreau et Horacio Gonzalez vont amener des démos pour le labo Future<Devoxx>, Sébastien Nedjar et Jonathan Baudin préparent des tas de trucs bizarres pour faire des instruments de musique dans le hackaton des bidouilleurs, Audrey Neveu et Tasha Carl préparent le hackaton NAOKids avec Scratch. Oracle prépare aussi un hackaton Java8 avec une place Java One à la clé et fera quelques interviews pour OTN.

Nous avons des réunions tous les lundis et sur la base de ce que j’ai vu jusqu’à présent je m’attends à tout avec Sébastien et Jonathan. J’espère juste que la sécurité ne s’alertera pas trop en voyant débarquer un semi-remorque d’objets bizarres et deux gars habillés en savant fou. Et tant qu’à être fou, un concert est prévu avec les instruments de musique qui seront créés.

 

Le labo Future<Devoxx> se déroule en parallèle des hackatons. Il fera une série de thèmes de 30 min ou 1h qu’on annoncera pendant la conférence. Les thèmes identifiés sont : NAO, Arduino, Raspberry Pi, Beaglebone, Leap Motion et les robots pour les mini-geeks (Makey Makey, Lego Wedo, Lego Mindstorm). On aura aussi la visite du quadcopter de Crazyflie, Geert Bevin et ses projets sur Leap Motion et peut être un hologramme. Si vous avez des démos intéressantes, n’hésitez pas à prendre contact avec nous pour qu’on vous fasse une place.

Le programme sera annoncé sur ce support : Labo Future et Hackatons Devoxx France 2014.

Et pour finir, il y aura un vendeur de matériel dans le hall des exposants si vous craquez sur un Arduino, un Raspberry Pi ou un Makey Makey.

Donc voilà, j’espère qu’on vous verra nombreuses et nombreux pour faire un tour ou plancher sur un futur hit dans les hackatons.

Merci à Claude pour cette interview ! 

On compte sur vous pour participer à Devoxx France 🙂

Interview d’Agnès Crépet, développeuse, speakeuse à Devoxx France et coorganisatrice de Mix-IT

Nous continuons nos interviews avec un membre de la Team Duchess France : Agnès Crépet. Elle présentera un talk à Devoxx France sur les tests : Le bon testeur il teste… et le mauvais testeur il teste aussi… et vous pourrez aussi la retrouver à Mix-IT, conférence qu’elle coorganise et qui mélange technos et agilité à Lyon les 29-30 avril.

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Blandine : Nous t’avions interviewée en avril 2012 et tu avais déjà une vie bien remplie. En regardant ta bio, on voit que ça n’a pas changé et que tu es toujours aussi dynamique voire même plus ! Peux-tu nous présenter les projets ou réalisations qui te tiennent à coeur ?

Agnès  : Alors forcément le projet qui me tient à cœur en ce moment dans ma vie pro c’est la boite que j’ai cofondée, Ninja Squad. On rêvait d’une boite sous forme coopérative, où chaque homme (chaque femme), avait la même voix. On rêvait d’avoir du temps pour faire de la veille ou pour bosser sur des projets auxquels on croit dur comme fer sans avoir à faire des calculs de ROI compliqués à des managers/commerciaux… On l’a fait et pour le moment on arrive à travailler comme on l’entend et ça, c’est un luxe absolu ! On a encore plein d’envie, plein de pistes d’expérimentations et ça nourrit une partie de mes nuits 😉 Ce qui est classe c’est qu’avec les 3 autres co-fondateurs de Ninja Squad, on partage énormément de valeurs, sur la vie, le rapport au travail, à la prise de risque…  Ce sont trois personnes fortement inspirantes dans mon parcours… C’est d’ailleurs l’un d’eux, Cédric, qui m’a fait découvrir les Duchesses !!!
Et bien sûr la conférence Mix-IT me tient également énormément à coeur… J’en parle plus bas 😉

Blandine : Peux-tu nous décrire une journée type ? As-tu des trucs et astuces d’organisation à nous livrer ?

Agnès : Depuis que j’ai un bébé, je ne lis plus autant les actus (techniques et autres). C’est ce que j’ai fait pendant longtemps le matin, mais je n’ai dorénavant plus le temps. Ça m’arrive encore un peu le soir, mais c’est bien plus réduit… La journée, je bosse sur mes projets pro. Et mes activités associatives et de veille démarrent après 21H…
Niveau astuces orga, j’ai des board trello pour la plupart de mes activités (notamment Duchess, Mix-IT, Avataria, une association dont je m’occupe qui organise des évènements culturels dans ma ville) et je re-priorise chaque jour mes tâches. Et bien sûr je timebox mon temps (pomodoro style)… Ca fait un peu discipline d’enfer ce que je décris là, mais c’est comme ça que j’arrive à mener plusieurs combats 😉

Blandine : Avec Guillaume Ehret, vous allez faire un live coding sur les tests à Devoxx France : Le bon testeur il teste… et le mauvais testeur il teste aussi… Y-a-t-il encore des choses à apprendre ? De quels tests allez-vous parler : unitaire, intégration, etc. ? Le talk s’adresse-t-il spécialement aux débutants ?

Agnès : Alors oui on a proposé un talk plutôt orienté débutant… Je ne pense pas que des spécialistes des tests comme Mathilde Lemée ou David Gageot y apprendraient grand-chose :). Mais on pense qu’il peut être bon de refaire un peu d’évangélisation sur les tests en repartant de la base, souvent mal connue de beaucoup des développeurs, et sans se focaliser sur un outil en particulier (plusieurs seront abordés : Infinitest, AssertJ, JUnitParams, DBSetup). Qui n’est jamais arrivé sur un projet en constatant qu’il fallait parfois plus de temps pour corriger les tests que de faire évoluer le code lui-même? On se focalisera sur les tests unitaires, comment améliorer leur lisibilité, leur maintenabilité et augmenter ainsi la confiance dans le développement d’une application. Le challenge est de privilégier le live-coding sur cette présentation. C’est un exercice difficile, mais je suis persuadée que c’est beaucoup plus efficace que des slides.

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Blandine : Tu travailles dans le monde du développement logiciel depuis plusieurs années. Est-ce que la place et l’importance donnée aux tests dans un projet ont évolué du point de vu développeur et de celui du client ?

Agnès : Du point de vue du développeur, il y a beaucoup plus d’outils qu’il y a 10 ans dans l’écosystème des tests. Quand j’ai commencé à écrire des tests unitaires, au début des années 2000, on utilisait JUnit pour les tests unitaires et point. Je me souviens même d’avoir utilisé la même version (3.8.1) de JUnit pendant une longue période, l’outil évoluait peu. Puis sont arrivés d’autres frameworks, dans le domaine des mocks, des tests d’intégration, ou encore des libraires facilitant l’écriture des tests pour qu’elle soit plus naturelle. D’ailleurs, on peut lancer un beau cocorico puisque les français ont grandement contribué à certains de ces outils. On pourrait citer notamment :

  • Infinitest de David Gageot
  • Fluentenium de Mathilde Lemée
  • TestNG de Cédric Beust
  • AssertJ, un fork de FEST Assert de Joel Costigliola

Dans le domaine des tests de performance, des outils comme Gatling ont selon moi bien changé la donne. Pendant longtemps je me retrouvais sur des projets où si tests de performance il y avait, ils étaient faits très tardivement et non pas par les développeurs, mais par des équipes plutôt infra ou des experts qui intervenaient quand c’était déjà trop tard. Je pense que les développeurs ont tout intérêt à s’intéresser à ces types de tests très tôt. Ils peuvent faire apparaitre des problèmes de conception, ils peuvent remettre en cause l’architecture donc les faire avant la mise en prod c’est un peu tard. A mon sens, ils devraient être faits incrémentalement à chaque itération de développement.

Du point de vue du client, je dirais qu’ils commencent à comprendre à quel point les tests peuvent faire gagner du temps sur le temps qu’on pourrait perdre (à maintenir, à debugger).

Mais personnellement, là où je passe encore beaucoup de temps à défendre les tests c’est encore auprès des développeurs. Ca parait incroyable mais c’est le cas, quelques uns pensent que ça ne sert à rien (peu je vous rassure) et la majorité sont persuadés qu’il faut tester mais bon pas trop et “puisque bon le code des tests on peut le faire un peu en mode “à l’arrache”, ce n’est pas grave”,”ce n’est qu’un test”. Je défends au contraire l’approche selon laquelle il faut choyer le code de ses tests et que de cette manière on peut réellement avoir confiance dans l’avancée de nos développements.

Blandine : Tu t’occupes aussi de l’organisation de Mix-IT. Peux-tu nous dire quelques mots sur l’événement ? Les thèmes ? Quel est ton rôle ? La conférence est déjà sold-out, est-ce que les vidéos des sessions seront disponibles ?

Agnès : Oui la conférence est sold-out (500 personnes chaque jour, les places sont parties en 43 heures !) mais il y aura des vidéos. Nos amis d’InfoQ FR seront là pour filmer certains talks.

Mix-IT, on l’a fondé à 6/7 il y a 4 ans et on essaie de la façonner selon nos convictions. On se donne les moyens d’inviter les speakers qui nous font rêver, de maintenir un prix d’entrée accessible (50 euros pour 2 jours!), de créer des moments conviviaux, de surprendre notre public en invitant des personnes à venir faire des talks sur des sujets par directement liés à l’IT mais dont le sujet peut nous apporter dans nos métiers.. Bref on essaie de construire la conférence de nos rêves, et le tout en mode bénévole. c’est un boulot énorme, surtout qu’on est finalement une petite équipe…

Mix-IT c’est 50% de talks agiles et 50% de talks techniques. Pour ma partie, donc la partie plutôt technique, à la base (la première édition) on avait beaucoup de sujets autour de Java, mais on a vite dévié : aujourd’hui les thèmes sont plus larges, par exemple au delà de l’écosystème java, on retrouvera des sujets autour de Javascript, des langages et outils du web en passant par Docker, les architectures scalables ou le messaging. Et puis Mix-IT ce sont aussi des sujets pas comme les autres, vous pourrez vous plonger dans l’univers voisin des jeux vidéos, vous pourrez comprendre ce qu’est le machine learning, vous pourrez vous mettre à l’impression 3D ou encore apprendre à protéger votre vie numérique. Vous aurez aussi l’occasion de voir des talks sur la culture des programmeurs ou la diversité dans l’IT.

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Dans l’équipe Mix-IT, il n’y a pas de personne en charge d’inviter les speakers, des personnes dédiées à la sélection des talks du Call For paper (CFP), d’autres à la recherche de sponsors. On est même assez dingues pour avoir développé nous même (enfin pour beaucoup @clacote) le site. On fait tous un peu toutes les tâches. Donc je me retrouve à inviter des filles speakers américaines (et oui j’exerce quand même mon rôle de Duchess !), à commander les tee-shirts, à réserver des vols, à contacter des sponsors potentiels, à sélectionner les sujets soumis au CFP (30 sur 200 propositions !). C’est très enrichissant… Et très fatigant, chaque année on se demande si on aura la force de recommencer et chaque année on recommence !!! Jusqu’à quand ? 😉 Je suis assez adepte de la phrase d’Einstein : “l’imagination est plus importante que le savoir”… Et c’est bien l’esprit que je peux essayer d’insuffler à mon échelle dans Mix-IT…

En tout cas dans l’équipe Mix-IT, j’ai rencontré des gens incroyables. On se charrie beaucoup entre agilistes et techos (Mix-IT c’est coorganisé par le Club Agile Rhône-Alpes et le Lyon JUG) mais on apprend beaucoup les uns des autres ! Pas un de nous n’essaie de se mettre en avant, de s’approprier la conf, Mix-IT c’est réellement une orga collaborative !!! Et ça c’est plutôt chouette.

Merci Agnès pour cette interview pleine d’énergie. Retrouvez-la à Devoxx France et Mix-IT ! 

Rencontre avec Kathryn Rotondo, développeuse mobile

Du 16 au 18 avril prochain se tiendra à Paris la 3ème édition de Devoxx France. Juste après aura lieu DevFest PolyMars à Marseille (le 24 avril) puis Mix-IT à Lyon (les 29 et 30 avril).

Pour ces événements, nous avons décidé d’aller à la rencontre des différentes speakeuses présentes pour en savoir un peu plus sur leur métier de développeuse et leurs inspirations. Cela rejoint notre envie de mettre en avant des rôles modèles.

J’ai eu le plaisir d’interviewer Kathryn Rotondo, développeuse mobile à Tübingen (Allemagne), qui animera la session So Easy a Child Could Do It: Designing Mobile Apps for Children à Devoxx.

kathryn

Ludwine : Who are you ?

Kathryn : I’m a mobile developer, focused on making playful and effective apps for children. I was formerly an Actionscript developer, but in the past few years have ported my interest and skills around interactivity over to iOS.

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