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Mail inapproprié : partage d’expérience

Il était une fois, une péripétie de la vie d’une femme dans l’IT. J’ai reçu il y a quelques mois un « mail inapproprié » d’un collègue. Voici donc un petit retour d’expérience sur ce genre de situation.

Note de la Core Team Duchess: La personne qui a écrit ce blog a souhaité le faire de façon anonyme, nous nous sommes attachées à retirer les éléments permettant d’identifier d’une façon ou d’une autre la personne. Si vous pensez reconnaître la personne nous vous seront reconnaissantes de garder cette information pour vous.

Le contexte

Je travaille dans une petite entreprise (12 personnes) en full remote. Parfois, j’ai des déplacements chez des clients, mais souvent je travaille depuis chez moi. J’ai plus de liens avec mes collègues que je n’en ai jamais eu car nous sommes toujours connectés sur Slack en journée et parfois même en soirée.

Je travaille sur une technologie open source et je suis très impliquée dans cette communauté. La limite entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle n’est pas stricte et il m’est arrivé de travailler tard le soir ou le week-end parce que le job me plaisait.

L’épisode

Un jour, je reçois un message Slack d’un collègue me demandant s’il pouvait m’envoyer un mail sur mon adresse perso. Je considère cette adresse personnelle comme publique étant donné que je l’utilise pour mes contributions open source. J’accepte, sans savoir vraiment à quoi m’attendre, mais comme j’ai une tendance à l’optimisme, je ne m’en fais pas.

Quelques heures plus tard, je reçois un long mail détaillant les sentiments que ce collègue a pour moi. Ce mail va jusqu’à indiquer une attirance et un désir « physiques ». Ce mail était dérangeant au point que je me suis sentie « sale » de le recevoir. Je commence par le montrer à mon mari pour savoir si c’était moi qui surréagissais ou si vraiment ce mail franchissait la ligne jaune. Il me confirme que ce mail est inapproprié.

Je veux immédiatement en parler à mon chef, mais je voudrais en parler de vive voix. Je ne me vois pas expliquer ça par téléphone. Il se trouve que c’est aussi une période de travail assez chargée. Il y a une conférence qui approche, je dois préparer ma présentation en plus de mes missions chez le client qui ne manquent pas à ce moment-là. Je décide (contre l’avis de mon conjoint) de retarder ma réponse et d’en parler à mon chef quand je le verrai.

Lorsque j’explique le problème à mon chef, c’est à l’oral de manière informelle en revenant du dîner de speakers à 23h00. De plus, avec le recul, je me suis rendue compte que je n’ai pas expliqué exactement le contenu de ce mail ni ce que j’avais ressenti à la lecture de ce mail parce que j’en avais honte. Enfin, mon chef n’a jamais lu ledit mail.

Ce mail avait été envoyé depuis une adresse personnelle vers une adresse personnelle. J’ai indiqué que j’allais régler le problème toute seule sur le plan personnel et que je demanderai de l’aide à mon chef si le collègue insistait.

Je réponds donc de manière très laconique en expliquant que ce mail me dérange, que ses sentiments ne sont pas du tout partagés et que je ne souhaite plus avoir aucun contact avec lui. Il a bien compris mon message et ne m’a plus contactée (sauf une fois, sur Slack, pour présenter ses excuses).

Un mois passe et nous voilà à la réunion annuelle de mon entreprise. C’est l’occasion pour les chefs de nous parler stratégie d’entreprise et de distribuer des nouveaux rôles. Là, j’apprends totalement médusée que ce collègue est promu responsable. C’est inacceptable pour moi. Lorsque j’en parle de manière informelle avec mon chef, il m’explique que, comme c’est un problème personnel, il ne voit pas pourquoi il prendrait cet événement en compte dans le monde professionnel.

Je comprends que mon chef n’a pas compris la gravité du truc. Après 2-3 semaines de réflexion (et de thérapie), je décide de demander une réunion physique incluant le collègue en question et mes 2 chefs. J’ajoute dans ma demande que le problème est urgent et que j’ai vraiment besoin que ce soit pris en compte rapidement.

10 jours plus tard (et uniquement parce que j’ai relancé via un autre collègue que j’ai mis au courant entre temps), le deuxième chef me contacte par téléphone. Il m’explique (alors qu’il n’a pas connaissance du contenu du mail):

·  que je surréagis
·  qu’il faut comprendre le collègue, il n’a pas les codes de la vie en société
·  que certaines femmes auraient trouvé ça flatteur
·  que c’est de ma faute car je ne mets pas assez de limite avec mes collègues
·  que cette histoire est purement personnelle et que donc la société n’a pas à intervenir

Bref, la réunion de conciliation n’aura pas lieu.

Puis, ce sont les vacances de Noël. Je prends une pause, souffle et décide de quitter l’entreprise. J’ai une certaine estime de moi et il est hors de question que je reste dans une entreprise qui préfère protéger un élément qui a fait une erreur plutôt que la victime.

Mes erreurs

Le délai de réaction

J’ai fait pas mal d’erreurs dans la gestion de cette affaire et la plus grosse est de n’avoir pas réagi immédiatement. J’ai fait comme si cette histoire ne m’affectait pas (arrivant presque à me convaincre que c’était le cas). Je suis même allée chez un client avec ce collègue comme si de rien n’était.

Aujourd’hui je sais qu’un tel mail nécessite une prise en charge dans les 48h maximum. De cette manière, on ne pourra pas me dire « Mais maintenant, c’est trop tard pour agir ». Oui, la prescription morale pour ce genre de faits est a priori de quelques semaines/mois… :’-(

Minimiser les faits/Mal choisir son vocabulaire

Je suis très forte en méthode Coué. En minimisant les faits, j’ai aussi tenté de minimiser leur impact sur moi. Breaking news: on ne peut pas tricher avec soi-même. Le problème c’est qu’en plus de me sentir « sale » à la lecture de ce mail, je me suis sentie ridicule de me sentir « sale ». Il faut aussi savoir accepter ses sentiments et se pardonner de les ressentir. Ça demande de se poser et de réfléchir au problème alors que comme tout problème dérangeant, on ne pense qu’à le remettre au lendemain. Quand je dis qu’il faut une réponse dans les 48 heures, cela signifie qu’il faut réellement prendre le temps de se questionner sur ce qu’on ressent.

Au niveau du vocabulaire, j’ai minimisé les choses en utilisant les mots « déclaration d’amour » au lieu de « mail inapproprié » et ça change tout. La connotation de « déclaration d’amour » est positive, même si ladite déclaration est non sollicitée.

Enfin, dans ce genre d’affaire, je propose de systématiquement transférer le mail au chef, même si on a honte de l’avoir reçu. C’est factuel et ça permet au chef de ne pas minimiser les choses de son côté aussi.

Ne rien écrire

Grosse erreur de ma part (trop grande confiance dans le chef): je n’ai rien fait passer par écrit. J’aurais du systématiquement doubler une discussion sur le sujet d’un mail récapitulant ce qui s’est dit et les décisions prises.

Cela permet de faire en sorte que le sujet soit pris au sérieux. C’est humain, tant que ce n’est pas écrit, on n’en tient pas compte.

Officialiser la plainte

Ma communauté open source s’est dotée d’un code de conduite. Il faut porter plainte sur ce genre de fait. Systématiquement. Déjà pour qu’en cas de suite, le harcèlement puisse être caractérisé et surtout pour protéger toutes les autres femmes de tels agissements. En effet, ce n’est pas la même chose si des agissements ont lieu une fois ou plusieurs fois.

De plus, je pense que le comité utilisera cet incident pour faire de la pédagogie pour mieux expliquer où est la limite.

Il est également possible de déposer une main courante en police ou gendarmerie, pour la même raison. C’est à vous de voir si vous voulez aller sur ce chemin.

Conclusion

J’ai fait un certain nombre d’erreurs que je ne suis pas prête de commettre à nouveau (enfin, j’espère que la situation ne se représentera plus). Mes chefs ont également fait plusieurs erreurs qui ont entraîné ma démission. Mon ancien collègue a fait une énorme connerie et en est conscient.

Si vous voulez déclarer votre flamme à un·e collègue, demandez-vous comment il·elle le prendra et ne parlez/n’écrivez jamais de relations physiques (même sous-entendues ou évoquées) sans être sûr·e des sentiments du·de la collègue.

Si vous êtes chef et que vous entendez parler d’une telle situation, demandez à avoir des choses factuelles avant de vous faire un avis. Si un·e collaborateur·trice vous fait part de ces faits, c’est qu’il·elle tient à ce que vous soyez au courant pour en tenir compte. Vous devez vous reposer sur des faits.

Je garde de bonnes relations avec mon ancien chef. Il a reconnu ses erreurs de management. Je n’oublie pas qu’il m’a fait grandir professionnellement en me faisant intégrer cette communauté open source.

J’ai quitté cette société pour aller dans une autre avec des challenges tout aussi intéressants. Même si au départ, on peut trouver injuste de devoir changer de travail dans cette situation, c’est ce qui arrive dans la majorité des cas. Dans l’informatique, les offres sont foison et j’ai donc eu la chance de pouvoir rebondir sans que ma carrière en pâtisse.

Au revoir Slack public, Bonjour non-mixité

C’est avec grand regret que nous avons décidé de fermer le Slack public Duchess France. Le constat est sans appel: les modératrices passaient plus de temps à s’occuper des hommes que des femmes sur une communauté dédiée aux femmes. Un comble 🙃 !

Femme guerrière sur un fond de ville en flammes – Crédit: Pixabay

Beaucoup d’hommes malheureusement n’ont pas su laisser la place aux femmes, se faire discrets, écouter. Nous ne savons pas l’expliquer, ces derniers temps une vague d’hommes très très peu éduqués aux biais actuels de la société ont débarqué la fleur au fusil. Allant de multiples maladresses aux manques de respect; les comportements cumulés de ces hommes ont totalement coupé le dynamisme et la libération de la parole féminine de cet espace: ça fait mal de l’écrire, mais ce n’est plus une safe place pour les femmes. Et même pour ceux qui se sont fait discrets, le nombre d’hommes a semblé avoir un impact que nous n’avions pas anticipé: le sentiment d’être étudiées tels des objets d’études en laboratoire. Nous avons vu peu à peu les discussions diminuer, les sujets se tarir, les femmes se censurer ou parler uniquement dans des canaux privés non mixtes.

Messieurs qui nous lisez et qui êtes pour l’évolution de l’industrie informatique et de la société en général vers l’égalité femmes hommes, nous avons un très grand service à vous demander: éduquez les autres hommes. Vraiment, vous nous rendrez un immense service si vous acceptez que les femmes ont un train d’avance sur ce sujet, et que la plus grande action que vous puissiez avoir aujourd’hui c’est sur les autres hommes. La connaissance et les résultats d’études sont disponibles, sur Internet, via des formations, via des sessions d’informations, des podcast, des vidéos, des blogs, des livres. Continuer à vous informer et vous former, vous êtes dans la bonne direction.

On dit qu’il faut beaucoup rater pour réussir, prenons collectivement cette fermeture comme une expérience et allons de l’avant.

Jeune pousse d’oignon dans une coquille d’œuf – Crédit: Pixabay

Et maintenant ?

Les dernières semaines ont été tellement épuisantes et désagréables pour la Core Team que même les membres les plus ouvertes à la mixité de genre sont maintenant totalement convaincues de la nécessité de non-mixité.

Nous avons par conséquent créé un nouveau Slack privé, sur invitation ou cooptation réservé aux femmes de l’IT telles que développeuses, administratrices de base de données, administratrices système, cheffe de projet… et aussi toutes celles en reconversion. Les personnes intéressées peuvent contacter les membres de la Core Team en message privé sur le Slack public. Et ensuite ça sera comme avant que le Slack ne soit public: par bouche à oreilles, invitation et cooptation des membres existantes.

Le Slack public sera fermé d’ici quelque temps. Nous ne fermons pas la porte aux appels à conférencières ou offres d’emploi qui étaient une partie importante du Slack public. Par contre, il ne sera plus nécessaire de venir sur Slack, les propositions d’emploi ou les partages de Call For Paper se feront via des formulaires, qui seront ensuite relayés sur Slack.

L’association va continuer à organiser des évènements à audience mixte, mettant en avant des femmes conférencières comme nous avions l’habitude de le faire. Vous pouvez continuer à nous suivre sur Twitter par exemple.

Voilà, vous savez tout. On va repartir sur les bases de l’association: faire des meetup, avoir des femmes speaker, avoir des femmes CTO, se soutenir, s’encourager et s’entraider. Parce que “Oui nous sommes développeuses et c’est une histoire vraie !”

Update: comme ce post a mis un peu de temps à sortir, nous avons pu voir les effets du Slack privé, et quelle renaissance ! Les discussions sont nombreuses, intéressantes et pleines de vie ! C’était visiblement la bonne décision.

Portrait de Sofía Celi, Ingénieure en cryptographie chez CloudFare

Sofía Celi

Pour le meetup du mois de mars de Women Who Go Paris, nous avons invité Sofia Celi, Ingénieure en Cryptographie. Alors que Sofía a un parcours particulier avec un background en philosophie et literature, elle est aussi passionnée par l’informatique. Elle mène l’écriture de la 4eme version du protocole de messages « Off-the-Record ». Elle a accepté de répondre à nos questions (en Anglais)

What do you do in your job?

In my daily job, I implement cryptographic algorithms and protocols. I currently lead the design of the 4th version of the Off-the-Record messaging protocol. This means that I write code (usually with a low-level language), but I also write technical documents and papers. Sometimes, I also have to deal with maths. 🙂 I love this job because it allows me time to read, write, learn and at the same time to write code and investigate applications. I always try to focus on helping people through cryptography, specially, people from the Global South.

What is your background?

Since very little, as one does, I studied classical music, and I focused on classical guitar and post-modern composition. I also studied literature and focused on post-modern literature theory and on philosophy. I love writing and reading (specially LatinAmerican Literature). As you can imagine, I adore philosophical debates.

How did you arrived to computer science?

On the last year of my university, I got crazy for philosophy of Mathematics (I also got crazy for other kinds of philosophy, but that is another story). In my university, you can audit university courses from other faculties/universities, so I started doing so, with some Mathematics courses. I started thinking on a way that Maths could be applied to the real world. So, I rediscovered programming (as I learned to program on high school) and cryptography.

I was putted on charge of the University’s online newspaper as a webmaster and I started programming. Eventually, I won a scholarship from a program called « Rails Girls Summer of Code ». This scholarship allowed me to learn how to program in Ruby. Coincidentally, the first project I was assigned to work for, was a security project.

After this super nice experience, I applied for an amazing company called ThoughtWorks. They helped me so much as a junior developer. Now, I’m joining Cloudflare, which is also an amazing opportunity!

The challenges in your profession?

It is difficult to be a Latin-American working in cryptography as there is little representation from us out there. On every conference I go, I find some Latin Americans. We talk around how the problems that cryptography tries to solve now a days, are almost only focused on the Global North. We talk about how different the scenarios are on the Global South and how issues can be much intense , etc.

And as a Latin-American woman.

What I feel most of the time, is that there are ideas and ways for including white women into this profession. Those ideas have little regards of the challenges that non-white women face. It is difficult to speak as a Latin-American woman about this because sensibilities are sometimes high. I see that it is something that still needs to be pushed into the agenda. That people from the Global South need representation, specially, women. 

A typical day?

On a typical day, I start working as I immediately wake up, as I really love my job. I take some hours to read, and then I jump into coding or writing something, or meetings. I also take lots of online course (around like everything: from the philosophy of Nietzsche to game development). I’m also currently enrolled on my first Computer Science degree. During the day, I like to talk with my loved ones and probably, play some indie video games at the end of the day. I love always having the balance to have people I love near me. And prior to sleep, I read a nice book (currently reading The Silent Cry by Ōe). I sleep pretty late and I hardly go outside ;). I love staying inside with my loved ones: cooking or doing something.

What are your professional aspirations?

I hope I can grow more into doing cryptography and on learning mathematics. I aspire to keep growing in the company I’m currently in, but also, on growing contacts and making a nice community. Web design is something that I love andI hope I can learn more around. And I would like to learn about how to efficiently lead teams. 

Some advice to other women starting their careers?

I will say that they should always think on not giving up. And that they should also challenge the preconceptions that we are « mandated » as women: that women should be the emotional support of teams, that women should accept and be the ones creating team bonding, that women should be judged by a higher moral compass than others.

In general, we all should remember to always fight for our rights: equal pay between everyone on a team, equal working hours for everyone on a team, equal work support for everyone on a team. But that we should also note our privileges. I’m a Latin-American woman from the middle class. This means that in my country, I have more privileges than indigenous women. I should always remember that I should give them a voice. We should not expect them to be judged by a higher moral compass or be the ones policing situations. It is unfair for an underrepresented group, to be faced with the discrimination of every day life and also to be expected to act on a higher ground on every aspect of their life. 

Keep working and keep rocking.

We are and should be always treated with the same respect and recognition. Do not think on what they will say: fight for your rights and do it in a direct way, so everyone can see. It is easy in the early stages of your career for people to be pushing you around. It happened a lot to me: people expected me to police the behavior of teams, to act perfectly, to lead them on their professional life and also on their emotional one, while earning less (and by far less) than everyone else. If you are doing all of that, ask for a raise, and learn that you don’t have to fulfill everyone’s expectations.

You will fail and no one has the right to judge you because of that. When you fail, stand up again and keep going. Find a good coach that will listen and help you, but, most importantly, find one that will notice your flaws and help you outgrew them. The only way to keep growing is by having someone telling you what you can change and what is the path for this change.

Rencontre avec Lorie Pisicchio développeuse, scrum master et speakeuse

Nous vous proposons aujourd’hui le portrait de Lorie Pisicchio que j’avais rencontrée lors de RivieraDev 2015 où elle faisait ses premiers pas en tant que speakeuse.

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Que faire si on ne veut pas devenir une princesse ?

Cette année encore dans les catalogues de jouets, vous retrouverez les pages roses pour les petites filles et les pages bleues pour les garçons. Si tu es une fille, on te proposera de devenir princesse, de t’entraîner à être belle, à materner et à t’occuper de la maison… Si tu es un garçon, on te proposera de t’identifer à tes héros, de piloter des bolides, d’avoir des jeux de constructions et pistolets … Malheureusement, il y a peu de place de princesse dans la vraie vie et les professions incarnant les « vertus dites féminines » (administration, santé, social, services à la personne) sont souvent moins bien rémunérées que les autres. Lire la suite

Duchess France fête ses 5 ans le 19 Mai !!!

annivEt oui…

Duchess France a 5 ans déjà !

Nous vous remercions pour nous avoir suivis et soutenues dans cette aventure et pour fêter cela, nous vous invitons à notre anniversaire le 19 mai à Paris à partir de 19h00 à Numa !
Et comme nous avons fait les choses en grand, cette soirée sera retransmise en live via Youtube et donc accessible à tous !

 

Fière d’être développeuse

19h00-19h30: Accueil des participants

19h30 – 19h50: Retour sur 5 années Duchess

19h50 -20h00: Vidéo surprise

20h00 -20h25: J’ai testé pour vous : être une fille et développeur par Emilie Graziana

20h30 – 20h50: Boost your professional karma par Katia Aresti

20h50 – 22h00: Apéro & Networking

 

Présentation des intervenantes

duchess

Emilie Graziana, 29 ans, est développeuse java chez Kyriba depuis 2015. Elle travaillait auparavant pour Lotsys, la filiale technologique de la Française des Jeux. Elle vit à Paris mais elle est originaire de la région Centre. Très passionnée par le dessin, c’est en entrant à l’IUT informatique de Montreuil option imagerie numérique qu’elle découvre l’algorithmie et choisit la programmation comme métier.

 

 

katia_arestiKatia Aresti, originaire de Bilbao, a suivi une formation d’Ingénieur en Informatique à l’université de Deusto. Elle est développeuse spécialisée sur des backend Java/scala depuis 10 ans et freelance depuis 3 ans. Très impliquée dans la communauté informatique, elle est membre du bureau Duchess France. Elle a également été contributrice sur des projets source Apache et co-organise le MongoDB User Group. Enfin elle intervient à des conférences et évènements techniques autour de Java, Scala, Agilité ou encore MongoDB. Et sur son temps libre (ce qu’il en reste), elle se passionne pour l’art dramatique et le théâtre en particulier.

 

Pour vous inscrire, rendez vous ici !

Pour suivre l’évènement en direct, suivez-nous sur Twitter où se diffusera l’url !

Cette soirée sera suivie d’un buffet jusqu’à 22h00.

 

Enfin un très gros merci à nos deux sponsors RSLN et Google. Merci à NUMA pour l’accueil

 

RSLN
google
NUMA-Paris

Conçu par Freepik

Rencontre avec Amira Lakhal

amira_lakhalNous continuons notre série d’interview avec le portrait d’Amira LAKHAL, développeur Java chez Valtech et membre très active de la team Duchess France.

Agnès: Peux-tu te présenter, ton métier, ton parcours? As-tu des activités geeks extra-pro?

Amira: Je m’appelle Amira LAKHAL. Je suis développeuse Java à Valtech Paris. Je suis passionnée d’Agilité et de langages fonctionnels. J’ai suivi un cursus assez classique: après un baccalauréat scientifique, j’ai intégré un IUT et ensuite une école d’ingénieur. Je suis aussi membre de l’association Duchess France depuis quasiment le début et je fais partie du bureau il y a bientôt deux ans.
Mise à part le développement informatique, je pratique un peu de sport et plus précisément le running. D’ailleurs, je fais partie de l’équipe Duchess qui va courir les 10Km organisé par Nike, le 9 Juin prochain.

Agnès: Qu’est-ce qui t’a donné le goût de ce métier ?

Amira: Mon histoire avec l’informatique a débuté très tôt. Etrangement, comme la plupart des développeurs, j’étais accro au légo. Après avoir collectionné diverses séries de Lego, j’ai eu droit à mon premier PC à douze ans. Mes premières instructions étaient des commandes DOS pour lancer mon premier jeu sur disquette. C’est ainsi que ma passion pour l’informatique est née.

Agnès:  Quelles sont les dernières présentations que tu as données? Les prochaines?

Amira: J’ai co-animé avec Duy Hai Doan des présentations et hand’s on autour de Cassandra. Le but de ces présentations est faire découvrir aux débutants les différentes caractéristiques de cette solution NoSQL et de donner un exemple d’usage à travers l’atelier pratique.

Je vais aussi co-animer, avec Ludwine Probst, une session autour de Spark et Cassandra. La présentation aura lieu au Geneva JUG fin Avril.

Agnès: Qu’est-ce que t’apportent ces présentations ? Quels sont tes trucs pour te préparer?

Amira: Faire une présentation est un exercice qui nécessite beaucoup de préparation. Il y a d’un côté la préparation du sujet : des recherches, des tests, des analyses etc… et puis aussi l’entrainement sur la présentation orale : la création du support, de l’enchainement et le respect de la durée.

Ce n’est donc pas facile mais si on est motivé, on peut apprendre et gagner en expérience sur les présentations.

De mon côté, quand je prépare une présentation, je la répéte plusieurs fois avant de la faire devant le public. Mes répéti

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